Kenya : les shebab sèment la terreur

Les forces de l'ordre se tiennent près du campus attaqué par un commando islamiste. Les forces de l'ordre se tiennent près du campus attaqué par un commando islamiste. [AFP]

Le Kenya a une nouvelle fois été frappé par le terrorisme. Au moins 147 personnes ont été tuées et 79 blessées, ce jeudi 2 avril, lors d’un assaut mené par un commando de cinq islamistes lourdement armés sur le campus de l’Université de Garissa, dans l’est du pays.

 

Après avoir tué les deux gardes postés à l’entrée, les assaillants ont ouvert le feu sur les étudiants, notamment ceux qui se rendaient à l’église pour la messe du matin. Une fusillade a alors éclaté lorsque la police est intervenue, forçant les terroristes à se retrancher dans l’un des bâtiments avec un nombre indéterminé d’otages.

Après plusieurs heures, les forces de l’ordre ont fini par donner l’assaut, tuant quatre assaillants. "90 % de la menace" a été éliminée, selon les autorités.

L’attaque a été revendiquée par les islamistes shebab, liés à al-Qaida. "Le Kenya est en guerre avec la Somalie […] nos hommes […] combattent, leur mission est de tuer ceux qui sont contre les shebab", a déclaré l’un de leurs porte-parole.

Les attaques perpétrées par ce groupe originaire de la Somalie voisine se sont multipliées au Kenya depuis 2011. La plus marquante avait eu lieu en septembre 2013, lorsqu’un commando avait fait irruption dans le centre commercial Westgate de Nairobi, la capitale, tuant 67 personnes. Et une série de raids sanglants lancés sur des villages de la côte kényane avait fait 96 victimes en juin et juillet 2014.

La zone dans laquelle se trouve l’université de Garissa, frontalière de la Somalie, est aussi le théâtre d’attaques régulières.

Dans un communiqué, l’Elysée a indiqué que la France était "prête à coopérer aux côtés des autorités kényanes [...] dans la lutte contre le terrorisme". 

 

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