Nucléaire iranien : Washington arme ses alliés

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Barack Obama, à la Maison Blanche à Washington, le 30 septembre 2013 [Saul Loeb / AFP]

Les Etats-Unis veulent rassurer leurs alliés. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Pentagone a ­annoncé le feu vert de l’administration américaine à de nouvelles ventes d’armes à l’Arabie Saoudite et à Israël.

 

Ces deux contrats comptent pour un montant avoisinant les deux milliards de dollars chacun (environ 1,8 milliard d’euros). Celui signé avec Tel-Aviv prévoit notamment des dispositifs sophistiqués comme 4 500 kits de guidage GPS pour équiper des bombes et 700 pour équiper des bombes de perforation de bunkers. Il comprend également des bombes classiques, des bombes anti-bunkers, des missiles anti-chars Hellfire et 250 missiles air-air. Si, officiellement, il s’agit de reconstituer des stocks, la raison de cette transaction pourrait être plus diplomatique.

Faire face à la montée de l’Iran Ces transactions interviennent alors qu’Israël et l’Arabie Saoudite ont fait part de leurs craintes quant à l’influence grandissante de l’Iran au Moyen-Orient. Des inquiétudes renforcées par la possibilité d’un accord sur le nucléaire iranien, incluant notamment la levée des sanctions ­financières qui pèsent sur Téhéran.

 

Influence grandissante de l’Iran au Moyen-Orient

Jeudi, plusieurs médias israéliens, parmi lesquels le quotidien Haaretz, assuraient que Washington souhaitait étendre son aide militaire à Israël pour «compenser» cet accord, et le faire accepter par le Premier ministre Benyamin Netanyahou, un de ses plus grands détracteurs.

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