Municipales espagnoles : forte poussée de Podemos

Le leader du parti "anti-austérité" Podemos, Pablo Iglesias lors d'un discours d'Ahora Madrid (Madrid Maintenant), une plateforme intégrant plusieurs formations de Gauche, le 22 mai 2015 avant les élections régionales et municipales du dimanche 24 mai. [AFP PHOTO / PEDRO ARMESTRE]

Deux sondages réalisés à la sortie des urnes donnent ce dimanche 24 mai des résultats serrés pour les municipales à Madrid et à Barcelone. Les listes issues du mouvement des "indignés" se disputent en effet la première place avec la droite et les nationalistes conservateurs. Le Parti populaire risque de perdre la municipalité de la capitale, Madrid.

 

Après la Grèce, va-t-on assister à un séisme politique en Espagne ? D'après deux sondages réalisés à la sortie des urnes, le parti anti-austérité Podemos serait assez bien placé aux élections municipales, à Madrid et à Barcelone.

Toutefois, selon l'AFP, aucun parti ne s'approcherait de la majorité absolue dans la capitale et la deuxième ville d'Espagne, ce qui laisse prévoir des tractations délicates entre les conseillers municipaux pour choisir un maire. En Espagne, le maire est en effet élu par les conseillers municipaux et non au suffrage universel direct.

Ahora Madrid, une plateforme intégrant plusieurs formations de gauche dont la jeune Podemos, arriverait en tête à la mairie de Madrid, avec entre 20 et 23 élus, selon le sondage TNS Demoscopia commandé par des télévisions publiques régionales.

Le Parti populaire (PP, droite), au pouvoir dans la capitale depuis 1991, était toutefois pratiquement à égalité avec entre 19 et 22 conseillers municipaux d'après la même enquête.

À Barcelone, c'est la liste "Barcelone en commun", plateforme électorale comprenant aussi Podemos, qui arrivait en tête selon ce même sondage, avec entre 10 et 12 élus.

Elle est toutefois également talonnée par l'équipe du maire sortant, le nationaliste conservateur (CiU) Xavier Trias, qui remportait entre 9 et 11 élus.

Le sondage de GAD3 donne toutefois des résultats inverses pour les deux villes mais toujours au coude-à-coude.

Le PP, au pouvoir en Espagne et emmené dans la capitale par Esperanza Aguirre, 63 ans, obtiendrait entre 21 et 23 sièges à Madrid tandis qu'Ahora Madrid, avec en tête de liste une ancienne juge de 71 ans, Manuela Carmena, arrivait en deuxième place avec entre 17 et 19 conseillers, selon cette enquête pour la chaîne privée Antena 3. 

A Barcelone, CiU décrochait 11 à 12 élus contre 10 à 11 pour Barcelone en Commun, menée par l'"indignée" Ada Colau, 41 ans, selon la même enquête.

En revanche, pour les régionales, Le PP se maintiendrait au pouvoir dans la région de Madrid, où il gouverne depuis vingt ans, selon le sondage TNS Demoscopia, mais avec entre 43 et 46 députés, il serait loin d'atteindre la majorité absolue (65 sièges), essuyant un fort revers par rapport au résultat obtenu en 2011 (72 sièges).

 

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