Grèce : Tusk veut des propositions "réalistes" des créanciers

Donald Tusk président du Conseil européen, le 30 août 2014 à Bruxelles [John Thys / AFP]

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a affirmé que les créanciers de la Grèce devraient faire des propositions "réalistes" sur la dette grecque en contrepartie des propositions attendues de la part d'Athènes ce jeudi avant minuit (22H00 GMT). 

 

"Je viens de parler avec le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. J'espère que nous allons recevoir aujourd'hui des propositions concrètes et réalistes de la part d'Athènes", a déclaré Donald Tusk lors d'une conférence de presse à Luxembourg, alors que la zone euro attend d'Athènes un plan de réformes pour permettre la reprise de négociations sur une aide internationale et éviter la sortie du pays de la monnaie unique.

"Si cela se produit, nous aurons besoin d'une proposition parallèle de la part des créanciers. Les propositions réalistes de la part de la Grèce devront être suivies en contrepartie de propositions tout aussi réalistes sur la dette grecque de la part des créanciers", a-t-il ajouté. "Alors seulement nous aurons une situation où chacun trouve son compte", a assuré Donald Tusk.

 

Allègement de la dette

Le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras, soutenu indirectement par le Fonds monétaire international (FMI), réclame un allègement de l'énorme dette de la Grèce, qui atteint 320 milliards d'euros, soit 180% du PIB du pays. Mais les Européens, à commencer par l'Allemagne, ne veulent pas en entendre parler. Une fois les propositions de la Grèce connues, elles seront étudiées par les créanciers puis soumises samedi aux ministres des Finances de la zone euro, avant un sommet extraordinaire des 28 pays de l'Union européenne dimanche à Bruxelles.

 

 

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