Nucléaire iranien : les principaux points de l'accord

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et le secrétaire d'Etat américain John Kerry. [Fabrice Coffrini / AFP]

Après vingt-et-un mois de négociations, et à l'issue d'une dernière ligne droite qui aura duré dix-sept jours, l'Iran et les grandes puissances ont finalement trouvé un accord sur le programme nucléaire de Téhéran. Un accord qui tient sur cinq grands points.

 

Mettant fin à des années de crise diplomatique, l'accord historique trouvé ce mardi ouvre "de nouveaux horizons", selon le président iranien Hassan Rohani. S'il n'a pas été officiellement dévoilé, les grandes lignes de ce texte sont d'ores et déjà connues.

 

Limiter l'enrichissement d'uranium
C'était l'objectif principal du groupe "5+1" (Etats-Unis, France, Russie, Chine et Allemagne) : faire en sorte que le programme nucléaire iranien ne devienne pas militaire et que Téhéran ne puisse se dôter de la bombe nucléaire. L'accord prévoit donc que, pendant quinze ans, l'Iran ne puisse enrichir l’uranium qu’à 3,67 %, contre 90% pour une utilisation militaire. Le nombre de centrifugeuses, ces machines qui permettent l'enrichissement, sera pendant dix ans réduit de deux tiers. Les autres seront placées sous scellés de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

 

Stopper la production de plutonium
Avec l'uranium, le plutonium est l'autre matière pouvant permettre d'accéder à la bombe atomique. Pour éviter ce scénario, chaque camp s'est mis d'accord pour que le réacteur de la centrale à eau lourde d’Arak ne soit plus en capacité de produire du plutonium.

 

Contôler les sites
Longtemps, Téhéran a refusé que l'accord comprennent l'inspection de ses sites nucléaires et militaires. Un point pourtant crucial pour le groupe 5+1, et particulièrement pour la France. Finalement, le gouvernement d'Hassan Rohani a accepter de faire un compromis en accordant à l'AIEA la possibilité de vérifier pendant vingt ans le parc de centrifugeuses et pendant vingt-cinq ans la production de concentré d'uranium.

 

Lever les sanctions
Ce point est celui qui tient le plus à coeur aux Iraniens. En échange de ces concessions, Téhéran va voir lever les nombreuses sanctions qui minent son économie depuis des années (embargo sur le pétrole, gel d’avoirs, interdictions de visas, etc.). Une levée qui interviendra en 2016. Toutefois, ces sanctions pourront être rétablies par la communauté internationale s'il s'avère que l'Iran ne respecte pas ses engagements.

 

Conserver l'embargo sur les armes et sur les matériaux nucléaires
S'il y a un point sur lequel les grandes puissances n'ont pas reculé, c'est l'interdiction faite à l'Iran d'importer des armes ainsi que des matières pouvant entrer dans la fabrication de matériel militaire ou nucléaire. Cet embargo sera maintenu durant cinq ans, et reconduit selon les appéciations de l'AIEA. 

 

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