Accord avec l'Iran : les neuf raisons de l'opposition d'Israël

Pour Benjamin Netanyahou, l'accord de Genève est une "erreur historique". [ARCHIVES / AFP]

Au lendemain de la signature d'un accord entre l'Iran et le groupe P5+1, les autorités israéliennes ont précisé les raisons de leur opposition à ce protocole, qualifié "d'erreur historique".

Israël n'a pas caché sa préoccupation à l'issue de la signature de l'accord sur le nucléaire iranien. Après l'avoir qualifié "d'erreur historique", le Premier ministre Benjamin Netanyahu a glissé qu'Israël saurait "toujours se défendre". Dans la soirée, enfin, il s'est entretenu avec le président des Etats-Unis, Barack Obama, pour lui "exprimer son inquiétude".

Mercredi, la représentation diplomatique de l'Etat hébreu à Paris a précisé dans un communiqué les raisons de l'hostilité des responsables israéliens à cet accord (dont on peut lire ici la présentation synthétique). La démonstration s'articule en neuf points.

1 - Les Iraniens vont pouvoir continuer à enrichir de l'uranium à des niveaux significatifs, dépassant les besoins civils stricto sensu.

2 - A l'extinction des délais, ils pourront reprendre un programme militaire. L'échéance est "reportée à une date ultérieure".

3 - Les capacités technologiques de l'Iran lui permettraient de franchir rapidement le seuil nucléaire, si Téhéran décidait de violer l'accord.

4 - L'accord ne serait pas suffisamment strict sur la "militarisation" de l'Iran et sa capacité à se doter de vecteurs adaptés à un usage militaire.

5 - Le texte entre en contradiction avec les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies imposant un embargo sur les armes.

6 - Les mécanismes de contrôle ne seraient pas suffisamment robustes et permettent à l'Iran la poursuite de développements clandestins.

7 - La levée des sanctions vient mettre fin à la seule mesure qui s'était réellement révélée efficace pour conduire Téhéran à la négociation.

8 - L'accès aux fonds gelés, estimés à 150 milliards de dollars, permettra à l'Iran de financer des mouvements hostiles à Israël comme le Hezbollah.

9 - L'accord de Genève risquerait enfin de relancer la course aux armements nucléaires dans la région et de la déstabiliser davantage.

 

 

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