L'espoir des familles des victimes du MH370

Le débris retrouvé sur l'île de la réunion. [[YANNICK PITOU / AFP]]

Ghyslain Wattrelos, qui a perdu sa femme et deux de ses enfants dans la disparition en 2014 du vol MH 370, a déclaré jeudi que si le débris découvert sur l'île de la Réunion vient de cet appareil, "notre deuil commence vraiment".

 

"Tant qu'il n'y a pas de preuve de crash, il reste toujours un infini espoir, l'idée qu'il s'est peut-être posé quelque part. Si on a la preuve que ce débris vient de cet avion, il y a une preuve de crash. Et là c'est une autre histoire qui débute et notre deuil qui commence vraiment", a-t-il déclaré par téléphone à l'AFP, depuis les Etats-Unis où il se trouve.

"C'est un moment très douloureux pour les familles. Nous voulons savoir la vérité, même si notre dernier petit espoir disparaît", a-t-il ajouté.

 

Un scepticisme présent

"Je suis très content qu'on ait retrouvé ce débris sur le territoire français et j'espère qu'il ne sera pas donné aux gens qui manient depuis le début la désinformation sur le sujet", a affirmé M. Wattrelos, qui remet en cause depuis des mois les responsables de l'enquête officielle.

"L'Australie dit que cette découverte confirme la zone de crash, mais cela ne confirme rien du tout. Je ne crois pas, depuis le début, que l'avion est tombé là où on nous l'a dit. On nous ment depuis la première semaine. On nous a dit que l'avion était tombé comme une feuille, que c'est pour cela qu'on n'avait retrouvé aucun débris. Mais quand le Rio-Paris s'est écrasé, il y a eu plus de 300 débris", a-t-il rappelé.

 

Quatre Français parmi les victimes

Le Boeing 777 de Malaysia Airlines qui effectuait la liaison entre Kuala Lumpur et Pékin a disparu des radars le 8 mars 2014 au-dessus de l'océan Indien avec 239 personnes à bord, dont deux tiers de ressortissants chinois. Quatre Français figuraient parmi les passagers: l'épouse, deux enfants ainsi que la petite amie du fils de M. Wattrelos.

Aucune trace du MH370 n'a été retrouvée, en dépit des intenses recherches dirigées par l'Australie dans le sud de l'océan Indien, où des satellites ont "accroché" pour la dernière fois les systèmes de communication de l'appareil.

 

Les spéculations demeurent

Les spéculations demeurent principalement concentrées autour d'une défaillance mécanique ou structurelle, ou un acte terroriste, mais rien n'est jusqu'alors venu étayer l'un ou l'autre scénario. Le 29 janvier, la Malaisie a officiellement déclaré que cette disparition était un accident et que les passagers et l'équipage étaient présumés morts, provoquant la colère des familles.

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