MH370 : les recherches vont durer au moins une semaine

L'avion casa est arrivé en renfort à La Réunion pour participer aux recherches. [RICHARD BOUHET / AFP]

Les recherches pour retrouver des débris éventuels du vol MH370 au large de La Réunion vont durer une semaine dans un premier temps, a annoncé vendredi 7 août le préfet de l'île.

 

"Ce programme va se développer dans les jours qui viennent et pendant une semaine, de façon à ce qu'on puisse à cette échéance tirer les premières conclusions des patrouilles qui seront réalisées", a déclaré Dominique Sorain lors d'une conférence de presse.

Les patrouilles vont se concentrer sur "la zone Est de la Réunion, jusqu'aux limites qui coïncident, en termes de recherche et de sauvetage, avec la zone que la République de Maurice a en charge", a-t-il ajouté.

 

Avion, patrouilles des mers et hélicoptères mobilisés

"Nous allons mobiliser des moyens locaux qui sont à notre disposition et qui nous servent à mener un certain nombre d'opérations, et qui sont aussi utilisables pour ce type de recherche", a précisé le préfet.

Des moyens aériens vont être mobilisés, dont "un avion de type Casa, qui est apte à effectuer des patrouilles en mer", a détaillé M. Sorain. "Nous pouvons utiliser un hélicoptère de la marine nationale de type Panther, qui peut aller jusqu'à 100 nautiques en mer (180 km). Et nous avons également, mobilisable immédiatement, une vedette de la gendarmerie maritime, qui est capable d'aller jusqu'à 20 nautiques en mer (37 km)", a poursuivi le préfet.

Sont mobilisables également des moyens de la gendarmerie nationale. "Une vedette côtière" et "deux hélicoptères de la gendarmerie nationale, qui ont des rayons d'action entre 12 et 24 nautiques en mer (jusqu'à 45 km)", a précisé Dominique Sorain.

 

La police et la gendarmerie font partie du dispositif

 Viennent s'ajouter à ce dispositif les moyens terrestres de la gendarmerie et de la police nationale. "Nous reprendrons les recherches sur la zone littorale, ainsi que sur les zones à l'Est de la Réunion d'où provenait ce débris, en fonction des analyses des courants marins qui ont pu nous être fournies" a expliqué le préfet. Les courants marins circulent à la Réunion en suivant les alizés, d'Est en Ouest.

 L'avion Casa va permettre de se projeter sur une zone assez vaste, afin de détecter des débris, à condition qu'ils soient suffisamment importants. Si tel est le cas, les hélicoptères peuvent être envoyés et "ensuite, en tant que de besoin, nous utiliserions soit les moyens nautiques (déjà évoqués) soit, s'il fallait aller plus loin, les patrouilleurs de la Marine nationale, qui sont basés ici à la Réunion, au port de la Pointe des Galets", a dit M. Sorain.

    

    

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