USA : florilège du premier débat des primaires républicaines

Scott Walker, Donald Trump, et Jeb Bush (de gauche à droite) lors du premier débat des primaires républicaines[MANDEL NGAN / AFP]

Dix candidats républicains les mieux placés dans les sondages ont ouvert la saison électorale aux Etats-Unis jeudi lors d'un débat de deux heures, au cours duquel les thèmes de prédilection de l'Amérique conservatrice ont été passés en revue.  

 

> DROIT A L'AVORTEMENT

Les candidats, quasiment tous hostiles au droit à l'avortement, sont revenus sur un scandale déclenché cette semaine par une vidéo volée montrant de responsables de la plus grande organisation américaine de planning familial discuter du transfert tarifé de fœtus pour la recherche.

Mike Huckabee, un pasteur baptiste et ancien gouverneur de l'Arkansas a déclaré: "il est temps de (...) protéger nos enfants plutôt que de les démembrer et de les vendre comme s'ils étaient des pièces" de voiture.

 

> MARIAGE GAY

Après la légalisation en juin du mariage gay au niveau fédéral, John Kasich, l'actuel gouverneur de l'Ohio, a expliqué qu'il ne pourfendait pas, à l'inverse de nombreux candidats, la décision de la Cour suprême.

"Le fait que quelqu'un ne pense pas de la même manière que moi, ne veut pas dire que je ne peux pas faire attention à cette personne ou que je ne peux pas l'aimer", a-t-il déclaré, laissant entendre que si l'une de ses filles était homosexuelle: "bien sûr je l'aimerais et l'accepterais".

 

> ARMES A FEU

Rand Paul, sénateur et représentant de l'aile libertaire du parti républicain a lui conspué la décision sur le mariage gay, revenant également sur le droit de porter des armes, garanti par la Constitution américaine.

"Je ne veux pas que mon mariage, ou mes armes soient enregistrés à Washington", a-t-il déclaré utilisant "Washington" pour décrire l'influence selon lui trop importante du pouvoir fédéral aux Etats-Unis.

 

> HILLARY CLINTON

La rhétorique du débat est évidemment passée par des déclarations dévalorisant la favorite des primaires démocrates, Hillary Clinton.

"Il semble que cette élection tourne beaucoup autour d'une personne très bien placée dans les sondages, mais qui n'a aucune idée de comment gouverner. Une personne acculée par les scandales et qui n'a pas été capable de diriger", a affirmé Mike Huckabee, faisant croire pendant un instant qu'il parlait de Donald Trump avant de lâcher: "et bien sûr, je veux parler d'Hillary Clinton".

 

> ACCOLADES

Rand Paul et Chris Christie, l'actuel gouverneur du New Jersey se sont écharpés sur la question des programmes de surveillance américains, le premier, qui dénonce ces intrusions dans la vie privée, reprochant au second d'aller dans le sens de l'administration Obama.

"Je sais que vous avez fait (à Barack Obama) une longue accolade, et si vous voulez refaire de même, ne vous en privez pas", a ironisé Rand Paul.

"Les accolades dont je me souviens sont celles que j'ai faites aux familles de ceux qui ont perdu un proche dans les attentats du 11-septembre", a répondu Chris Christie, dénonçant une attaque politicienne.

 

> LE MUR

L'homme d'affaires Donald Trump, qui s'est hissé en tête des sondages à coups d'invectives et de déclarations chocs est reparti à l'offensive contre les immigrés traversant illégalement la frontière sud des Etats-Unis. Selon lui, la solution face à l'immigration clandestine est la construction d'un mur.

"Nous avons besoin de construire un mur, et il faut le construire rapidement. Et ça ne me dérange pas que ce mur ait une grande et large porte pour que les personnes puissent rentrer dans ce pays légalement", a-t-il avancé.

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