La Turquie construit un mur à la frontière syrienne

La Turquie veut protéger sa frontière avec la Syrie. [STR / AFP]

L'armée turque érige un mur le long de la frontière avec la Syrie pour se protéger après la multiplication des attaques dans le sud du pays, selon des informations de presse publiées vendredi 14 août.

 

Un épais mur en béton de trois mètres de haut sur 7 kilomètres de long : le rempart dressé à Reyhanli dans la région d'Hatay (sud), et voué à être élargi, doit empêcher toute intrusion de jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) sur le territoire turc depuis la ville syrienne d'Alep, située à quelques kilomètres, a indiqué l'agence progouvernementale Anatolie.

Par ailleurs, plus de 360 km de tranchées ont été creusés, de la terre amoncelée sur 70 km pour freiner l'avancée des jihadistes et 145 km de barbelés ont été renouvelés, a précisé l'agence Anatolie.

 

Lieu de passage des réfugiés

La région d'Hatay est un des lieux de passage pour les quelque 1,8 million de Syriens qui ont fui les violences dans leur pays et trouvé refuge en Turquie depuis le début du conflit il y a 4 ans.

La province a également été le lieu d'un attentat à la voiture piégée en mai 2013 qui a causé la mort de 52 personnes. La Turquie avait imputé cette attaque à un groupuscule clandestin d'extrême gauche turc lié, selon ses responsables, aux services de renseignement du régime du président syrien Bachar al-Assad, ce que ce dernier a démenti.

 

Conflit avec le PKK

Plus récemment, un attentat suicide survenu le 20 juillet à Suruç (sud), et attribué à l'EI, a causé la mort de 33 jeunes partisans de la cause kurde, un bilan revu à la hausse vendredi après le décès à l'hôpital d'une des victimes. Accusant le gouvernement de ne pas avoir suffisamment protégé les Kurdes, les combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont rompu un cessez-le-feu en vigueur depuis 2013 avec Ankara et repris les armes.

La Turquie a riposté le 24 juillet en lançant une "guerre contre le terrorisme" qui vise simultanément le PKK et les combattants de l'EI, le long de sa frontière avec la Syrie et l'Irak. Les autorités turques, accusées à de nombreuses reprises de complaisance à l'égard de l'organisation de l'EI, ont procédé à de nombreuses arrestations ces dernières semaines.

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