Syrie : d'autres frappes suivront, annonce Hollande

Le président François Hollande à Bruxelles, le 23 septembre 2015 [Thierry Charlier / AFP/Archives] Le président François Hollande à Bruxelles, le 23 septembre 2015 [Thierry Charlier / AFP/Archives]

La France a effectué dimanche sa première frappe en Syrie, contre un camp d'entraînement de jihadistes de l'Etat islamique près de Deir Ezzor (est), a annoncé le président français François Hollande à New York, ajoutant que d'autres actions suivraient dans les prochaines semaines.

 

Parallèlement, Paris, qui veut pousser une relance du processus politique en Syrie, "discute avec tous et n'écarte personne", a déclaré M. Hollande, répétant toutefois l'antienne selon laquelle "l'avenir de la Syrie ne peut pas passer par le président syrien Bachar al-Assad".

"La France a frappé un camp d'entraînement du groupe terroriste Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique) qui menaçait la sécurité de notre pays", a indiqué M. Hollande lors d'une déclaration en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

"Six avions, dont cinq Rafale, ont été utilisés" pour cette frappe, qui a "atteint ses objectifs sans conséquences sur la population civile", a assuré le chef de l'Etat français. D'autres frappes pourront avoir lieu "dans les prochaines semaines", a-t-il ajouté.

 

Légitime défense

Paris, qui participe aux frappes de la coalition anti-EI en Irak mais qui jusqu'à présent s'était refusé à intervenir en Syrie par crainte de conforter le président Assad, a modifié sa stratégie pour cause de "légitime défense" face à la menace terroriste. Les forces françaises effectuaient des vols de reconnaissance aérienne depuis le 8 septembre au-dessus de la Syrie, en vue d'éventuelles frappes.

L'annonce intervient opportunément à la veille de l'ouverture officielle de l'Assemblée générale de l'ONU, où la Syrie va constituer un sujet majeur.

"Il y a ce que nous faisons au plan militaire et ce que nous faisons au plan politique et diplomatique", a déclaré le chef de l'Etat français.

"Je vais rencontrer des partenaires et protagonistes de ce qu'on appelle le conflit syrien, qui a fait 250.000 morts et dont Bachar al-Assad est le principal responsable, même si maintenant et depuis plusieurs mois Daech commet des atrocités sans nom", a-t-il dit.

"Cette solution politique suppose d'intégrer toutes les parties prenantes et la France discute avec tous et n'écarte personne", a-t-il déclaré, laissant entendre en creux que le départ immédiat du président Assad, longtemps exigé par Paris, n'était plus à l'ordre du jour.

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