La Syrie au menu d'un entretien Hollande-Poutine

Le président russe Vladimir Poutine, le 30 septembre 2015, près de Moscou [ALEXEI NIKOLSKY / RIA NOVOSTI/AFP] Le président russe Vladimir Poutine, le 30 septembre 2015, près de Moscou [ALEXEI NIKOLSKY / RIA NOVOSTI/AFP]

Le président François Hollande et son homologue Vladimir Poutine s'entretiendront de la Syrie vendredi à Paris, avant un sommet destiné à relancer le processus de paix en Ukraine, a annoncé jeudi la présidence française.

 

Au cours de cet entretien, qui intervient au lendemain des premières frappes russes en Syrie, les deux dirigeants "évoqueront les sujets bilatéraux, et évidemment la Syrie", a-t-on indiqué dans l'entourage de M. Hollande.

La Russie, qui propose de coopérer dans la lutte contre le groupe Etat islamique, et la France divergent sur le sort du président syrien. Bachar al-Assad est soutenu par Moscou mais Paris veut le voir quitter ses fonctions au plus tôt, l'accusant d'être le principal responsable du chaos en Syrie.

 

Trois conditions

"Le message de la France à la Russie est clair : une coopération sur le théâtre syrien ne peut se concevoir que si trois conditions sont remplies : premièrement que les frappes en Syrie visent bien le groupe Etat islamique et Al-Qaïda et pas d'autres objectifs, deuxièmement la fin des bombardements avec usage d'armes chimiques, troisièmement, une transition politique claire dont l'issue soit le départ du président Bachar al-Assad", a-t-on rappelé de même source.

L'entretien intervient alors que Paris considère comme d'autres capitales que les premières frappes russes en Syrie n'ont pas visé le groupe Etat islamique.

 

 

"Ce n'est pas sur Daesh (acronyme arabe de l'Etat islamique) que les Russes ont frappé, c'est sans doute sur les groupes d'opposition, ce qui confirme qu'ils sont davantage dans le soutien au régime de Bachar al-Assad que dans la lutte contre Daech", affirmait mercredi un responsable français sous couvert d'anonymat.

"Bachar a joué depuis le début (de la crise) la carte d'organisations terroristes pour lutter contre l'Armée syrienne libre (ASL)" et protéger le régime syrien, a encore souligné un diplomate français jeudi.

Après sa rencontre avec François Hollande, le président russe doit s'entretenir également à l'Elysée avec la chancelière allemande Angela Merkel. De l'aveu même de l'entourage de M. Hollande, "il va de soi" que le conflit syrien viendra "influencer le climat" du sommet de vendredi prévu de longue date sur le conflit ukrainien, même si la Syrie et l'Ukraine sont deux sujets qui doivent être dissociés.

 

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