Une journaliste fait parler l'homme le plus détesté des Etats-Unis sur Tinder

Interrogé sur Tinder par une journaliste, Martin Shkreli (ici lors d'une interview à la télévision américaine) n'a exprimé aucun regret. [Capture Youtube / CNBC]

La journaliste Eve Peyser est parvenue à avoir une discussion sur Tinder avec Martin Shkreli, l’entrepreneur américain au cœur d’une vive polémique pour avoir augmenté de 5 000% le prix d’un traitement contre le sida.

 

Eve Peyser explique sur le site Connections.Mic être tombée sur le profil Tinder de Martin Shkreli et avoir décidé de «matcher» avec lui pour en savoir plus sur l’homme le plus détesté des Etats-Unis. «J’étais curieuse de savoir ce que cela faisait d’être cloué au pilori. Je voulais aussi savoir pourquoi il a fait ce qu’il a fait […] Tinder était le moyen parfait pour lui poser ces question», souligne la journaliste.

Ainsi, après avoir entamé la conversion par des banalités, elle entre dans le vif du sujet lui demandant «s’il pouvait lui donner des médicaments contre le sida». Une boutade qui n’a pas fait fuir Martin Shkreli. Eve Peyser lui demande alors comment il se sent avec tout ce battage médiatique. «Ca va. Les médias et le public ne veulent pas voir au-delà des gros titres», déplore l’entrepreneur. La journaliste l’interroge : «Comment aurais-tu voulu que les médias racontent cette histoire ? » « Avec précision, ça aurait été bien », lui répond-il.

La journaliste lui fait part ensuite de son sentiment sur l’affaire affirmant qu’il participait au «système capitaliste américain, qui privilégie le profit à la solidarité». Elle lui demande ensuite s’il comprend pourquoi le public désapprouve ce qu’il a fait. « Parce qu’ils ne comprennent pas, et qu’ils ont besoin de s’énerver contre quelqu’un. Que ce soit une personne jeune et irrévérencieux convient bien», souligne Martin Shkreli

 

 

Ce dernier quittera la conversation et bloquera Eve Peyser après qu’elle lui a demandé «s’il pensait être le Snowden des médicaments contre le VIH».

A la tête de la start-up Touring Pharmaceuticals, le jeune homme de 32 ans avait racheté au mois d’août un traitement appelé Daraprim pour 55 millions de dollars. Il avait ensuite fait passer le prix de la plaquette du médicament de 13,50 dollars (12 euros) à 750 dollars (674 euros). L’affaire a suscité un tel tollé aux Etats-Unis que même Hillary Clinton, candidate à la primaire démocrate pour la présidentielle américaine était montée au créneau. 

 

 

 

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