La journaliste qui a frappé un réfugié syrien veut porter plainte

Cette journaliste (de dos à l'image) avait été filmée à son insu en train de faire des croche-pieds à plusieurs réfugiés à la frontière hongroise en septembre 2015. [Capture d'écran Youtube]

Cette journaliste hongroise, ayant accédé à une soudaine notoriété après la diffusion d’images la montrant en train de faire des croche-pieds à plusieurs réfugiés, a décidé de mener l'affaire en justice.

Les images avaient fait le tour du monde et l’objet de milliers de commentaires sur les réseaux sociaux. En septembre dernier, une journaliste reporter d’images d’une chaîne de télévision hongroise réputée proche du parti anti-immigration Jobbik, avait été filmée à son insu en train de faire des croche-pieds à plusieurs réfugiés, dont un père de famille syrien accompagné de son enfant.

Plainte contre Facebook

Les images avaient particulièrement choqué l’opinion, l’homme tombant au sol avec son fils dans ses bras. Aujourd’hui au chômage, elle a déclaré aux médias russes vouloir porter plainte contre Facebook, accusant le réseau social d’avoir nuit à son honneur et à sa dignité en diffusant massivement les images de ses agissements.

Sa victime également visée

Mais les intentions de la journaliste vont encore plus loin puisqu’elle a également fait part de son intention d'attaquer en justice le réfugié syrien, victime de son fameux coup de pied. Désormais entraineur d’une équipe de football en Espagne, elle l'accuse de faux témoignage. Elle lui reproche d'avoir d'abord déclaré avoir été poussé par des policiers avant de se retourner contre elle. La jeune femme avait pourtant présenté ses excuses pour ses actions et affirmé que son comportement était dû à la peur.

Dans une entrevue au journal russe Izvestia,  la journaliste déclare envisager de déménager avec sa famille en Russie parce qu'ils se sentent menacés en Hongrie. «Nous avons de l’estime pour la Russie et nous allons apprendre le russe», a-t-elle déclaré au journal. «Pour nous, il est important de quitter la Hongrie et nous prendrons notre décision après le procès», a-t-elle conclu.

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