Crash en Egypte : Moscou admet un possible acte "terroriste"

Le Premier ministre russe Dimitri Medvedev le 12 avril 2015 devant la Douma à Moscou  [Yuri Kadobnov / AFP/Archives] Le Premier ministre russe Dimitri Medvedev le 12 avril 2015 devant la Douma à Moscou [Yuri Kadobnov / AFP/Archives]

Le Premier ministre russe a admis la possibilité qu'un "acte terroriste" ait été à l'origine du crash le 31 octobre d'un avion russe en Egypte, le chef de la diplomatie britannique évoquant un attentat à la bombe du groupe Etat islamique.

La branche égyptienne du groupe jihadiste Daesh avait assuré être responsable du crash de l'appareil dans le désert du Sinaï, qui a coûté la vie aux 224 passagers et membres de l'équipage, presque tous des Russes.

"La probabilité d'un acte terroriste demeure naturellement", a déclaré lundi au journal Rossiïskaïa Gazeta Dmitri Medvedev, dont le pays est devenu une cible prioritaire pour Daesh depuis son intervention militaire début octobre en Syrie pour soutenir le régime de Bachar al-Assad face aux rebelles et aux jihadistes.

L'Egypte, elle, semble traîner des pieds pour reconnaître la thèse de l'attentat, le gouvernement répétant qu'on ne peut tirer aucune conclusion définitive avant la fin de l'enquête qui, prévient-il, pourrait être longue.

Des débris de l'avion A321 sur le site du Wadi al-Zolomat dans la péninsule du Sinaï le 1er novembre 2015 [KHALED DESOUKI / AFP]
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Des débris de l'avion A321 sur le site du Wadi al-Zolomat dans la péninsule du Sinaï le 1er novembre 2015
 

Plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ont évoqué la piste d'une bombe à bord de l'Airbus de la compagnie russe Metrojet qui devait rallier Saint-Pétersbourg (Russie) au départ de Charm el-Cheikh (Egypte). "Il est plus probable qu'il y ait eu un engin explosif à bord de l'avion", a déclaré lundi sur CNN le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond alors qu'il est en visite à Washington pour rencontrer son homologue américain John Kerry. "Il y a une forte probabilité que l'EI soit impliqué", a-t-il ajouté. Israël, pays frontalier du Sinaï, a également indiqué lundi que le crash était très probablement dû à un attentat.

Airbus a pour sa part suggéré que l'appareil A321 n'était pas en cause. Car "compte tenu des retours de l'enquête, il n'a pas été constaté de dysfonctionnement" sur l'appareil, a indiqué lundi un porte-parole du groupe à l'AFP.

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