François Hollande à Washington pour mener la riposte contre Daesh

François Hollande veut s'allier à Barack Obama pour arrêter Daesh. [Christophe Guibbaud/SIPA]

François Hollande se rend ce mardi à Washington pour rallier Barack Obama à son combat contre Daesh.

Le marathon diplomatique de François Hollande est loin d’être terminé. Après avoir reçu lundi à Paris le premier ministre britannique, David Cameron, qui a tenu à soutenir «fermement» l’action entreprise par la France «pour frapper Daesh en Syrie» et a promis de plaider pour des raids britanniques devant son parlement, le président français est attendu à la Maison Blanche ce mardi pour engranger un soutien supplémentaire.

Avant de s’entretenir avec Angela Merkel (mercredi) et Vladimir Poutine (jeudi), François Hollande retrouvera Barack Obama, avec qui il partage le même objectif : stopper Daesh. Dimanche, en déplacement en Malaisie, le président américain a fait savoir que «les Etats-Unis ne reculeront pas» face aux jihadistes et qu’ils «les élimineron[t]». Mais pour cela, la France compte demander à l’aviation américaine, qui réalise entre dix et quinze sorties par jour contre l’organisation, d’intensifier les bombardements.

Pour plus d’efficacité, Paris et Washington espèrent rallier à leur cause Moscou, qui jusqu’à présent opère en Syrie de façon isolée. Ils devraient réfléchir à une transition politique permettant de garder un Etat fort en Syrie, sans laisser Bachar al-Assad à sa tête. Certainement le plus gros point de désaccord avec la Russie. En attendant des avancées sur le terrain diplomatique, la France a annoncé lundi avoir lancé ses premières frappes depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, déployé en Méditerranée. Des raids qui ont visé Ramadi et Mossoul, en Irak, mais aussi Raqqa, en Syrie.

Une ceinture d'explosifs retrouvée près de Paris

Si la lutte s’intensifie en Syrie et en Irak, l’enquête suit son cours en Europe. Lundi, en fin d’après-midi, un objet «qui s’apparente à une ceinture d’explosifs» a été découvert dans une poubelle de Montrouge. Les autorités cherchaient à savoir si elle correspond à celles utilisées le 13 novembre. Dans ce cas, elle pourrait avoir été déposée par Salah Abdeslam, dont le téléphone a été localisé à Châtillon, la commune voisine, après les attentats. Suspect clé des attentats de Paris, Abdeslam est toujours activement recherché par la police belge.

A Bruxelles, où l’«alerte maximale» pour menace d’attentat «sérieuse et imminente» a été maintenue pour mardi, plusieurs opérations antiterroristes ont été menées par les autorités dimanche soir et lundi matin, menant à l’interpellation de deux dizaines de suspects. L’un d’entre eux a été «inculpé de participation aux activités d’un groupe terroriste et d’attentat terroriste à Paris», a indiqué le parquet fédéral. Des arrestations qui n’ont toutefois permis de mettre la main sur aucune arme ou explosif. Les opérations devraient donc se poursuivre.

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