San Bernardino : Washington et Paris font front commun

Le président Obama a appelé les Américains à l'unité après la fusillade de San Bernardino. [MARTIN BUREAU / AFP]

Le président des Etats-Unis a assuré samedi que son pays ne se laisserait pas «terroriser» après la fusillade meurtrière de San Bernardino, en Californie, pour laquelle le FBI privilégie désormais la piste terroriste. François Hollande a tenu à afficher sa solidarité.

«Nous sommes Américains. Nous défendrons nos valeurs, celles d'un société ouverte et libre. Nous sommes forts. Nous sommes résistants. Et nous ne nous laisserons pas terroriser», a déclaré Barack Obama dans son allocution hebdomadaire diffusée par la Maison Blanche.

Selon les enquêteurs du FBI, la tuerie de mercredi, qui a fait 14 morts, avait été minutieusement préparée. Rien n'indique cependant à ce stade que le couple qui a mené l'attaque - Tashfeen Malik et Syed Farook - ait fait partie d'un large groupe organisé ou d'une «cellule». «Il est tout à fait possible que ces deux assaillants aient été radicalisés. Si c'était le cas, cela illustrerait la menace sur laquelle nous nous concentrons depuis des années: le danger de gens qui succombent à des idéologies extrémistes violentes», a souligné Barack Obama.

«Nous savons que Daesh et d'autres groupes encouragent activement - à travers le monde et dans notre pays - des gens à commettre des actes terribles, souvent en loups solitaires», a poursuivi le président américain. Appelant tous les Américains à l'unité, il a jugé que celle-ci est la meilleure réponse possible pour «honorer les vies perdues à San Bernardino» et «envoyer un message» à ceux qui veulent s'en prendre aux Etats-Unis.

François Hollande a de son côté tenu à apporter son soutien à Washington. "Le président de la République s'est entretenu avec le président Obama cet après-midi pour lui témoigner la solidarité et l'émotion de la France après la fusillade de San Bernardino", a indiqué la présidence française dans un communiqué. "Les deux présidents ont réaffirmé les conclusions de leurs échanges intervenus à Washington et à Paris ces derniers jours : face à une menace commune, la France et les États-Unis feront front commun avec leurs alliés en unissant leurs efforts et leurs moyens", a-t-on ajouté.

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