La militante saoudienne pour les droits humains Samar Badaoui relâchée

Samar Badaoui à Washington lors de la remise du Prix international Femme de courage. Samar Badaoui à Washington lors de la remise du Prix international Femme de courage. [ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP ]

La militante saoudienne Samar Badaoui a finalement été relâchée ce mercredi 13 janvier, après vingt-quatre heures en prison. 

La jeune femme avait été interpellée mardi 12 janvier au matin, avec sa fillette de deux ans. Les autorités lui reprochaient d'avoir utilisé le compte Twitter de son ex-mari, Waleed Abu al-Khair, un avocat défenseur des droits de l'homme actuellement en prison. Après quatre heures d'interrogatoire, elle avait été placée en détention. Elle a finalement été libérée le lendemain, après avoir été entendue par le procureur, mais doit être de nouveau interrogée demain.  

En décembre 2014, les autorités saoudiennes avaient déjà émis une interdiction de voyage à l'encontre de Samar Badaoui pour l'empêcher de se rendre à Bruxelles pour un événement sur les droits humains. Sœur du blogueur emprisonné Raef Badaoui, elle a mené de nombreuses campagnes pour les droits humains, et notamment pour les droits des femmes.

Abusée par son père pendant quinze ans, elle avait porté plainte contre lui mais avait finalement été emprisonnée pendant quelques mois en 2010 pour "désobéissance à son père". À l'époque, c'est Waleed Abu al-Khair qui l'avait fait sortir de prison. Depuis, elle a activement milité pour différentes causes, notamment le droit de vote des femmes, ainsi que leur droit à conduire une voiture.  

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