Lutte contre Daesh : réunion à Paris de la coalition internationale

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian le 19 janvier 2016 à Modane  [JEAN PIERRE CLATOT / AFP] Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian le 19 janvier 2016 à Modane [JEAN PIERRE CLATOT / AFP]

Comment accroître la lutte contre Daesh ? La coalition conduite par Washington qui mène la guerre contre cette organisation jihadiste en Irak et Syrie se réunit mercredi à Paris, avec l'objectif de mobiliser plus de moyens militaires et de pays partenaires.

Les ministres de la Défense des sept pays les plus engagés dans la campagne aérienne alliée et la formation des forces irakiennes - Etats-Unis, France, Australie, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie et Pays-Bas - se retrouvent à 11H00 GMT au ministère français de la Défense.

Très impliquée militairement en Syrie, la Russie n'est pas présente.

L'Américain Ashton Carter le 11 décembre 2015 à Washington  [YURI GRIPAS / AFP/Archives]
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L'Américain Ashton Carter le 11 décembre 2015 à Washington

Co-présidée par le Français Jean-Yves Le Drian et l'Américain Ashton Carter, la réunion de Paris permettra de faire "le bilan des actions de la coalition" et "d'étudier les pistes d'intensification de la campagne militaire", selon Paris. "Ils vont voir ce qui peut être nécessaire pour accélérer le tempo" de la campagne militaire, selon la même source.

Lancée à l'été 2014, cette campagne a longtemps souffert des engagements épars de ses membres, mais commence enfin à porter ses fruits, selon des experts. Défait à Kobané (Syrie), Sinjar puis dernièrement Ramadi (Irak), l'EI est mis en difficulté par les bombardements aériens quotidiens.

Les frappes se sont intensifiées depuis les attentats de Paris en novembre, notamment sur les sites de production de pétrole, dont le trafic était l'une des principales sources de revenus pour Daesh.

A la peine pour fournir des services publics et tenir les promesses de son "califat" mythifié, le groupe semble aussi avoir déçu les attentes sunnites dans les territoires sous son contrôle. "Il y a des tensions au sein de l'organisation, des baisses de rémunération des combattants, des effets d'érosion de Daech", assure-t-on à Paris.

- 'Faire plus!' -

Pour les Américains, la réunion de Paris doit permettre de rassembler plus de soutien. "Beaucoup de nations peuvent faire plus", ne cesse de répéter le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter.

Le message s'adresse notamment aux pays arabes et du Golfe, davantage mobilisés depuis mars sur le Yémen, et dont une participation accrue, même symbolique, serait vivement appréciée, souligne-t-on dans l'entourage de M. Carter.

Les pays d'Asie, impliqués surtout dans des activités humanitaires, pourraient aussi accroitre leur soutien en terme de fournitures d'équipements militaires, estime cette même source..

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