Washington et ses alliés asiatiques frappent Pyongyang au portefeuille

Un camion sud-coréen sur le complexe industriel intercoréen de Kaesong, que Séoul a unilatéralement décidé de fermer, le 11 février 2016, dans la zone démilitarisée entre les deux Corées [ED JONES / AFP] Un camion sud-coréen sur le complexe industriel intercoréen de Kaesong, que Séoul a unilatéralement décidé de fermer, le 11 février 2016, dans la zone démilitarisée entre les deux Corées [ED JONES / AFP]

Washington et ses alliés asiatiques ont riposté aux programmes balistique et nucléaire nord-coréens en visant les finances du régime le plus isolé au monde, sans attendre l'issue des négociations au Conseil de sécurité sur de nouvelles sanctions.

Des centaines de camions sud-coréens ont traversé jeudi matin la frontière avec le Nord pour aller récupérer équipements et biens produits sur le complexe industriel intercoréen de Kaesong, que Séoul a unilatéralement décidé de fermer.

De son côté, le Sénat des Etats-Unis a adopté mercredi soir de nouvelles sanctions unilatérales, suivant une mesure similaire du Japon.

Séoul a qualifié d'"inévitable" la fermeture de la zone industrielle de Kaesong. Présentée à son ouverture en 2004 comme le symbole de la "réconciliation", elle était un des ultimes projets communs de coopération entre Nord et Sud.

Le gouvernement sud-coréen a accusé mercredi Pyongyang d'avoir utilisé des centaines de millions de dollars de devises recueillies à Kaesong pour financer ses programmes d'armements.

La fermeture du complexe a été jugée "injuste" par l'association représentant les 124 entreprises manufacturières sud-coréennes qui employaient à Kaesong 53.000 Nord-Coréens. Les chefs d'entreprises du Sud voyant leurs activités sacrifiées sur l'autel de la politique.

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