Le «biter», le nouvel instrument de Daesh pour torturer les femmes

Les femmes sont en première ligne face à la politique barbare de Daesh. Photo d'illustration. [AFP / Johannes Eisele]

Selon plusieurs témoignages de rescapés recueillis par The Independent, l'organisation terroriste Daesh aurait mis au point un nouvel instrument à mi-chemin entre une pince et un crochet pour torturer les femmes qui ne respectent pas ses règles. 

Le nom de cette nouvelle arme diabolique, le «biter», du verbe anglais «to bite» qui, selon le contexte, signifie «mordre» ou «couper», voire «déchirer». D'après un refugié échappé de Mossoul (Irak), qui en a fait une description au quotidien britannique, il s'agirait ainsi d'une sorte de pince destinée à arracher des lambeaux de peau.

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D'autres témoins comparent plutôt cette arme avec une sorte de piège à rats en acier, dont les mâchoires se referment sur la peau pour mieux arracher des morceaux de chair, provoquant une vive douleur. «Le 'Biter' est devenu un cauchemar pour nous», raconte Fatima, une femme au foyer de 22 ans, qui a pris la décision de s'échapper en grande partie pour sauver ses enfants qui mouraient de faim mais également parce qu'elle redoutait les tortures infligées par les miliciens de Daesh

«Ma soeur a été punie très durement le mois dernier car elle avait simplement oublié de mettre ses gants qu'elle avait laissés à la maison», poursuit-elle. D'après la jeune femme, sa soeur portait encore les stigmates des blessures infligées sur ses bras avec le 'Biter' plus d'un mois après avoir été avoir subi cette torture. Une douleur comparable à celle vécue lors d'un accouchement selon elle.

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Les atrocités de Daesh ne sont pas uniquement faites par des hommes envers des femmes. En décembre 2015, la redoutable brigade féminine des moeurs de l'organisation a ainsi abattu en pleine rue une Syrienne après l'avoir torturée. Son crime : avoir allaité son bébé sous sa burqa.

Enfin, d'autres témoignages ont rapporté l'existence de «maisons de femmes» où les nouvelles recrues de Daesh, attirées par la propagande du groupe, sont endoctrinées par les femmes de l'organisation dans des conditions très dures. Des geoles loin de la supposée «vie parfaite» que Daesh dit pouvoir offrir aux femmes qui les rejoignent.

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