D'ici à 2098, il y aura plus de morts que de vivants sur Facebook

L'étude se base sur la croissance du nombre d'utilisateurs Facebook, leur profil sociologique et le taux de mortalité moyen des Américains. L'étude se base sur la croissance du nombre d'utilisateurs Facebook, leur profil sociologique et le taux de mortalité moyen des Américains. [JONATHAN NACKSTRAND / AFP]

D'ici à la fin du XXIe siècle, le réseau social le plus célèbre de la planète comptera plus d'inscrits défunts que d'utilisateurs en vie, selon une estimation statistique.

Sur Terre, il y a aujourd'hui quatorze fois plus de morts que de vivants. On estime que, depuis l'aube de l'humanité, 108,2 milliards d'individus sont nés. Et 93% d'entre eux sont morts. La planète bleue est donc un vaste cimetière où se baladent quelques vivants. Facebook est, lui, un cimetière virtuel en devenir.

Business des funérailles numériques

Actuellement, la politique de la maison Zuckerberg veut que les serveurs gardent en mémoire tous les profils d'utilisateurs, même après que ceux-ci aient passé l'arme à gauche. Lorsqu'un membre de la communauté trépasse, Facebook ne supprime pas son compte, mais au contraire décline sa page en une version "commémorative". Une sorte de mausolée des temps modernes (il existe même un business spécialisé dans les funérailles numériques). La seule façon de clôturer le profil du défunt est qu'un de ses proches se connecte avec son mot de passe et ferme son compte à tout jamais. 

Plus de 50 % de profils de défunts

Selon cette logique, Hachem Sadikki, candidat au doctorat en statistiques de l'Université de Massachusetts (Boston, Etats-Unis), a épluché les chiffres en se basant sur la croissance du nombre d'utilisateurs actifs Facebook (qui a atteint le seuil de 1,5 milliard en novembre 2015), leur profil sociologique (en janvier 2015, 26% des utilisateurs aux Etats-Unis avaient entre 18 et 24 ans ; 10,6% avaient plus de 65 ans) et le taux de mortalité moyen des Américains. Selon lui, à partir de 2098, le nombre de profils Facebook de défunts sera supérieur à 50 %.

A lire aussi : On ne peut pas avoir plus de 150 amis Facebook, c'est scientifique

L'étude, repérée par le site Fusion.net, présente quelques lacunes en termes de projections statistiques (comptes de défunts clôturés par leurs proches, taux de mortalité civile différent de celui des membres de Facebook...). Néanmoins, on sait qu'en 2014, 53% des utilisateurs du réseau social avaient entre 16 et 34 ans. Or, le jour viendra où ils rendront leur dernier souffle, sans doute avant la fin du XXIe siècle. Et leurs comptes resteront, pour la plupart, ouverts. Parmi ceux des vivants.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles