Essais de missiles iraniens : Moscou opposé à des sanctions

Le président russe Vladimir Poutine lors d'un entretien avec son homologue grec, dans sa résidence de Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 15 janvier 2016 [IVAN SEKRETAREV / POOL/AFP/Archives] Le président russe Vladimir Poutine lors d'un entretien avec son homologue grec, dans sa résidence de Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 15 janvier 2016 [IVAN SEKRETAREV / POOL/AFP/Archives]

La Russie s'est déclarée lundi fermement opposée à des sanctions internationales contre l'Iran pour ses récents essais de missiles, estimant que ces tirs ne violaient pas les résolutions de l'ONU.

"En un mot, la réponse est clairement non", a répondu l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine à des journalistes qui l'interrogeaient à ce propos, juste avant des consultations aux Nations unies sur ce dossier réclamées par les Etats-Unis. La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité, a droit de veto sur toute décision. Selon des diplomates, la Chine, également membre permanent, ou le Venezuela sont aussi très réticents à sanctionner l'Iran.

Les Etats-Unis avaient demandé à ce que le Conseil tienne des consultations à huis clos pour discuter des "dangereux tirs" de missiles balistiques par l'Iran, qui contreviennent selon Washington et ses alliés à la résolution 2231. Aux termes de cette résolution, l'Iran est toujours tenu de s'abstenir de lancer des missiles balistiques pouvant être équipés d'ogives nucléaires, même si les sanctions internationales imposées à Téhéran ont été levées en vertu de l'accord nucléaire conclu en juillet dernier avec les grandes puissances et entré en vigueur au début de l'année.

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L'Iran a toujours nié chercher à se doter de l'arme nucléaire et affirme que ses missiles ne sont pas conçus pour emporter une bombe atomique. Le régime chiite a indiqué avoir procédé la semaine dernière à une série de tests de missiles balistiques. Un responsable militaire iranien a affirmé que ces missiles pouvaient frapper Israël. Juste avant la réunion du Conseil, l'ambassadeur israélien à l'ONU Danny Danon a appelé les 15 pays membres à "appliquer des mesures punitives claires" contre Téhéran afin de lui envoyer "un message sans ambiguïté". "Si le Conseil de sécurité n'agit pas (...) nous donnerons à l'Iran un feu vert pour continuer ses essais de missiles", a-t-il ajouté.

Tout en estimant que Téhéran manifestait "un mépris flagrant pour la résolution 2231", l'ambassadeur britannique à l'ONU Matthew Rycroft a dit ne s'attendre à aucune prise de position du Conseil dans l'immédiat. "Nous allons avoir une discussion sur une série d'options disponibles", a-t-il expliqué sans autres précisions. "C'est une première étape importante".

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