Pollution atmosphérique : quand la planète suffoque

Le Caire, l'une des villes les plus polluées au monde, en avril 2015. Le Caire, l'une des villes les plus polluées au monde, en avril 2015.[PATRICK BAZ / AFP]

Entre capitales saturées d’embouteillages et villes industrielles noyées dans les fumées d’usines, 92% des habitants de la planète sont exposés à un niveau de pollution supérieur aux limites fixées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

C’est la conclusion d’un rapport publié par l'institution ce mardi 27 septembre, qui confirme les craintes de nombreux experts et invite à une réaction urgente.

Un danger planétaire

Transports polluants, combustion des déchets et chauffage ménager dans les villes, centrales électriques au charbon et activités industrielles aux périphéries... L’OMS distingue plusieurs causes à la mauvaise qualité de l’air. 

Ces différents facteurs sont notamment réunis dans les mégapoles de Méditerranée orientale, comme le Caire, d’Asie du Sud-Est, comme Bangkok, et du Pacifique occidental, comme Manille. Ces régions sont en effet les plus touchées par la pollution. Celle-ci provoque des allergies et des maladies chroniques, comme l’asthme, mais aussi des pathologies mortelles, comme le cancer du poumon. 

Au total, 3 millions de personnes succombent chaque année à cause de la basse qualité de l’air. Et ce chiffre pourrait être multiplié par trois d’ici à 2060 en raison de l’agrandissement des villes, selon une récente étude de l’OCDE. Une perspective à laquelle ne se résignent pas les Nations unies, qui ont inscrit l’an dernier la réduction du nombre de décès dues à la pollution parmi les Objectifs de développement durable pour 2030. Mais pour y parvenir, des mesures concrètes s’imposent.

Des réponses multiples

Premières victimes de l’atmosphère saturé, les villes sont également les premières à réagir. C’est ainsi que Londres a mis en place dès 2003 un péage urbain, dissuadant les voitures de circuler en centre-ville, tandis que d’autres capitales, comme Bruxelles, ont multiplié les zones piétonnes. Une direction également adoptée par Paris, qui s’apprête à piétonniser une nouvelle portion des berges de la Seine.

Des mesures nationales ont également été prises par plusieurs pays, en particulier en Chine où la pollution bat des records et où les autorités ont adopté un plan pour réduire l’usage de charbon.

A lire aussi : Chine: des canons à eau géant contre la pollution

Enfin, dans un système mondialisé où la prise de décision échappe parfois aux États, des initiatives se développent au niveau sectoriel. La semaine dernière, l’organisation internationale de l’aviation civile a ainsi annoncé la mise en place, à l’horizon 2020, d’un système de compensation de ses émissions de CO2. Autant d’initiatives qui permettent d’espérer, pour les années qui viennent, un air un peu plus pur.   

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