Attaques chimiques en Syrie : Paris réclame une résolution et des «sanctions» de l'ONU

Jean-Marc Ayrault a fait entendre la voix de la France au Conseil de sécurité de l'ONU des sanctions contre résolution.[ALAIN JOCARD / AFP]

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a réclamé ce samedi que le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution condamnant l'usage d'armes chimiques en Syrie et prévoyant des «sanctions» contre les auteurs de ces actes «inhumains».

«L’armée syrienne comme Daech ont utilisé des armes chimiques à l’encontre de populations civiles à au moins trois reprises. Ces actes sont inhumains et inacceptables», a réagi le ministre français des Affaires étrangères dans un communiqué. «Je souhaite (...) une condamnation claire de ces crimes dans le cadre d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies (...) plaçant sous sanctions leurs auteurs», a poursuivi M. Ayrault. «La France n’acceptera pas que l’emploi d’armes chimiques en Syrie, établi maintenant de manière incontestable, (...) reste impuni», a-t-il martelé. «Nous appelons tous nos partenaires du Conseil de sécurité à prendre leurs responsabilités».

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Dans un rapport rendu public vendredi, des experts des Nations unies ont établi que l'armée syrienne avait procédé à une attaque chimique sur la localité de Qmenas, dans la province d'Idleb (nord-ouest de la Syrie), le 16 mars 2015. Selon cette commission d'enquête, baptisée le Joint Investigative Mechanism (JIM), cette attaque chimique des militaires syriens était la troisième depuis 2014. Le JIM avait en outre précédemment accusé le groupe jihadiste Etat islamique d'avoir utilisé du gaz moutarde dans le nord de la Syrie, en août 2015.

La Russie fait bloquage 

Washington, Paris et Londres ont d'ores et déjà réclamé des sanctions contre les auteurs d'attaques à l'arme chimique en Syrie, notamment contre le régime du président syrien Bachar al-Assad. Mais le gouvernement syrien est protégé par son allié russe et celui-ci a jusqu'ici mis en doute les conclusions du JIM, estimant qu'il n'apportait pas de preuves assez concluantes pour déclencher le recours à des sanctions.

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