Daesh a exécuté des centaines de policiers près de Mossoul

Le massacre de ces anciens officiers aurait commis fin octobre. [AHMAD AL-RUBAYE / AFP]

L’organisation humanitaire Human Rights Watch (HRW) a révélé mercredi qu’une fosse commune avait été découverte début novembre à Hammam al Alil à 30 kilomètres de Mossoul (Irak). Les corps de près de 300 anciens policiers y auraient été jetés après avoir été exécutés par Daesh.

Selon des témoignages recueillis par HRW, le massacre de ces anciens officiers de police serait survenu fin octobre. Ils avaient été capturés par Daesh dans les villages proches d’Hammam al Alil en même temps que de nombreux habitants. Ces derniers auraient eux été contraints de suivre les jihadistes en direction de Mossoul pour servir de «boucliers humains» dans les combats.

Rafales d'armes automatiques

Amman, ouvrier d’un village alentour cité par HRW, explique avoir vu le 28 octobre, quatre camions transportant entre 100 et 125 hommes. Quelques minutes plus tard, il entendait «des coups de feu et des cris de détresse». La nuit suivant, quatre autres véhicules transportant entre 130 et 145 hommes passaient de nouveau. Un autre témoin raconte avoir entendu des rafales d’armes automatiques pendant trois nuits d’affilée.

Un rapport d’une délégation gouvernementale de Bagdag indique d’une vingtaine de cadavres étaient encore visibles dans le charnier. Les victimes avaient tous les mains et les pieds entravés ainsi que les yeux bandés.

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«Il s’agit d’une nouvelle preuve des horribles exécutions de masse commises par Daesh contre d’anciens officiers autour de Mossoul. Daesh doit être tenu responsable de ces crimes contre l’humanité», souligne Joe Stork, directeur adjoint de HRW pour le Moyen-Orient.

 

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