Une manifestation LGBT se termine en dancefloor devant la maison de Mike Pence

Une marche de protestation LGBT a terminé mercredi soir son parcours devant la maison du futur Vice-Président américain, Mike Pence, située dans le Maryland.

Ce sont environ deux-cent manifestants qui ont marché jusqu'à la maison du futur Vice-Président, près de quarante-huit heures avant son investiture. Sur la route, on pouvait donc entendre plusieurs tubes allant de Rihanna à Whitney Houston, en passant par Beyoncé et Lady Gaga. Alors que les protestataires arrivaient dans la rue où réside Mike Pence, ils ont été accueillis par plusieurs personnes du voisinages, apportant à manger ou simplement venues pour danser. L'une des résidentes s'est exprimée, affirmant qu'il s'agissait là de «la chose la plus excitante qui soit arrivée dans ce voisinage».

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Cependant, selon la BBC, Mike Pence n'était pas chez lui au moment des faits. Firas Nasr, l'organisateur de ce happening dansant, s'est exprimé sur les raisons de leur présence : «Mike Pence va accéder à la seconde plus haute place de notre pays, et il a fait passer d'horribles lois anti-LGBT. Il a également pris de fortes positions contre la communauté LGBT, et nous ne sommes pas d'accord avec cela » a-t-il déclaré. Cette manifestation fait partie des nombreuses protestations prévues cette semaine, dans le cadre de la cérémonie d'investiture du futur président américain Donald Trump

Mike Pence a souvent affirmé sa position face à la communauté LGBT. «L'écroulement de la société a toujours été provoqué par la poursuite d'une détérioration du mariage et de la famille», déclarait-il en 2006, alors qu'il apportait son soutien à un amendement constitutionnel visant à bannir le mariage entre deux personnes du même sexe.

«D'horribles lois anti-LGBT»

Au fil des années, Mike Pence s'est plusieurs fois penché sur cette question, en s'opposant vivement à toutes les lois permettant de près ou de loin l'intégration de cette communauté dans la société américaine. En 2007, par exemple, il votait contre l'interdiction de la discrimination des personnes LGBT sur leur lieu de travail, expliquant plus tard que la loi «menait une guerre contre la liberté et la religion au travail».

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Il s'était aussi élevé contre l'arrêt de la politique du «Don't Ask, Don't Tell» qui empêchait les militaires américains de se déclarer ouvertement homosexuels. Mike Pence a également rejeté la directive donnée par l'administration d'Obama en mai 2016, qui permettait aux élèves américains transgenres d'utiliser les toilettes publiques qu'ils souhaitaient. 

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