Un espion surveillait les réfugiés tibétains pour un «pouvoir étranger»

La communauté tibétaine avait organisé des manifestations en 2008 à Stockholm pour protester contre l'occupation chinoise.[FREDRIK SANDBERG / SCANPIX SWEDEN / AFP]

Un homme a été arrêté en Suède, accusé d'espionner des réfugiés tibétains au profit d'une puissance étrangère dont le nom n'a pas été révélé, ont annoncé lundi les services de renseignement du pays (Säpo).

«L'homme arrêté est soupçonné d'avoir illégalement rassemblé des informations sur les membres de la communauté tibétaine en Suède, à la demande d'un autre pays», a écrit Säpo dans un communiqué. «Cette information a été transmise à des officiers du renseignement travaillant pour un pouvoir étranger», a précisé le communiqué.

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Säpo n'a pas voulu révéler l'identité ni la nationalité du suspect ni indiquer pour qui et où en Suède il travaillait. Interrogé pour savoir si le pays commanditaire était la Chine, qui contrôle le Tibet depuis les années 1950, un porte-parole de Säpo, Simon Bynert, n'a pas voulu répondre se référant au «secret de l'enquête préliminaire». 

Selon l'agence de presse suédoise TT, l'homme arrêté vit en Suède depuis plusieurs années. D'après la responsable de l'organisation tibétaine en Suède («Tibetan Community in Sweden»), Nyima Sherlhokangsar, 130 Tibétains habitent en Suède. «Nous sommes choqués par cette information (...) nous ne nous doutions de rien», a-t-elle dit.

Souvent, l'espionnage de réfugiés vise à les empêcher de critiquer le régime dans leur pays natal. Certains gouvernements les surveillent également pour identifier qui a fuit, pourquoi, où ils résident ou pour exercer des pressions sur des membres de leur famille restés au pays.

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