Incident diplomatique entre la France et la Bolivie à cause... d'un jeu vidéo

Le ministre de l'Intérieur bolivien accuse Ubisoft de montrer son pays comme un «pays de narcos». [Capture écran Ubisoft]

Ubisoft ne s'attendait sûrement pas à une telle réaction. Après la sortie de son jeu vidéo «Ghost Recon-Wildlands», l'ambassadeur de France en Bolivie a été convoqué par deux ministres boliviens.

Le jeu en question doit sortir mardi prochain. Une «fiction», souligne Ubisoft, qui met en scène une Bolivie aux mains d'un cartel de la drogue, rapporte le Huff Post. Une vision de leur pays, présenté «comme un pays de narcos», aux dires du ministre des Affaires étrangères, qui n'a pas du tout plu aux deux ministres.

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Ainsi, Carlos Romero et Fernando Huanacuni, respectivement ministres de l'Intérieur et des Affaires étrangères, ont convoqué le 1er mars Denys Wibaux, ambassadeur de France en Bolivie, pour lui faire part de leur mécontentement.

«Nous avons remis une lettre à l'ambassadeur de France, dirigée à cette entreprise privée, pour que (les autorités françaises) puissent intervenir et leur faire parvenir notre courrier», a déclaré le ministre de l'Intérieur après cet entretien. Une lettre à transmettre à Ubisoft dans laquelle la Bolivie prévient qu'elle se réserve «le droit de faire usage de toutes les actions légales» contre le jeu, a ajouté Romero.

La Bolivie rappelle qu'elle achète des armes françaises

De plus, le ministre de l'Intérieur a tenu à rappeler que la Bolivie lutte contre les narco-trafiquants grâce à des armes et des équipements achetés à la France. Un décalage entre la réalité et la fiction que Romero juge «paradoxal».

De son côté, Ubisoft martèle que «les personnages, les lieux et l’histoire sont fictifs et uniquement créés dans le but de divertir» et que «le monde que nous avons créé rendra hommage à l’incroyable beauté et à la topographie du pays, et que les joueurs apprécieront d’explorer cette diversité de paysages et les immenses régions de ce jeu en monde ouvert».

Pas sûr que cela suffise au gouvernement bolivien...

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