8 conseils pour passer des vacances parfaites

En Bretagne, l'archipel des Glénan, perdu au large des côtes du Finistère, est propice à la vie lente. Il n'y a pas d'argent à dépenser, juste des souvenirs à garder. En Bretagne, l'archipel des Glénan, perdu au large des côtes du Finistère, est propice à la vie lente. Il n'y a pas d'argent à dépenser, juste des souvenirs à garder.[© CNEWS Matin]

C'est bien connu, les vacances demandent de l'organisation et de l'anticipation. D'abord parce qu'il s'agit d'en profiter au maximum sur place et surtout pour qu'une fois le voyage terminé, les souvenirs demeurent impérissables.

A ce sujet, des recherches scientifiques liées aux comportements ont montré que certaines petites règles – quand elles sont appliquées – permettent de rendre un voyage bien meilleur que d'autres, tant en termes de budget que de bonheur ressenti. Voici huit conseils pour passer des vacances parfaites.

Créer un sentiment d'impatience

A première vue, cela ne paraît pas trop compliqué, tant les vacances sont attendues. Mais il s'agit surtout de bien préparer ses vacances, en avance si possible. D'abord, parce que selon le Wall Street Journal, le prix des billets d'avion est moins cher exactement 57 jours avant le départ. Ensuite, parce qu'ainsi, il y a beaucoup plus de choix dans les chambres d'hôtels, locations d'appartements, de maisons et autres réservations de logements. Et enfin, parce qu'une fois tous les détails «techniques» réglés, il suffit de se laisser porter...

Se restreindre à l'essentiel

Une fois en vacances, les limites fixées à la maison sont parfois difficiles à respecter. Les activités sont nombreuses et les tentations sont infinies, mais pour passer de bonnes vacances, il faut apprendre à se restreindre et à ne privilégier que l'essentiel. Pour une question de budget et pour ne pas regretter des frais engagés sur un coup de tête, mais avant tout pour en profiter sans contrainte. Une étude a d'ailleurs prouvé que lorsque le cerveau a trop de choix, il n'est plus capable de gérer. Pour le psychologue américain Barry Schwartz, il s'agit du «paradoxe du choix». Selon lui, trop de choix a deux effets négatifs : le premier, la paralysie et le second, l'insatisfaction. A vouloir trop en faire, on se perd.

Ne pas prendre trop de vacances

Idéalement, tout le monde serait prêt à prendre des vacances les plus longues possibles. Pourtant, il est prouvé qu'une fois rentré à la maison, seul le souvenir compte et que le cerveau ne fait pas de différence entre une et deux semaines de congés. Selon le psychologue américano-israélien Daniel Kahneman, il y a en effet un fossé entre l'expérience vécue et le souvenir de ce qu'il en reste. Pour le lauréat du prix Nobel d'économie, qui a beaucoup travaillé sur l'économie du bonheur, «il y a le "moi" qui expérimente et le "moi" qui se souvient. Et ces deux "moi" ont une expérimentation très différente du bonheur». Ainsi, ce que nous retenons de notre vécu est une histoire.

Ralentir le rythme

Dès le début des congés, voire quelques jours avant, il faut nécessairement ralentir la cadence et se mettre «en mode» vacances. C'est ce que suggère Al Gini, un professeur américain de l'université de Loyola, à Chicago. Pour lui, ne rien faire est intrinsèque à la condition humaine. «Ne rien faire est une nécessité fondamentale», écrit-il dans son livre L'importance d'être paresseux (The Importance of Being Lazy). En adoptant un rythme lent, le voyageur s'offre du repos, en savourant son temps libre, qui ne file pas trop vite.

Dépenser l'argent en expériences vécues

Selon une étude menée par l'université Cornell, aux Etats-Unis, les expériences apportent plus de bonheur que les biens matériels. Avec les années, les objets achetés au gré de pérégrinations perdent leur signification et vieillissent mal, et à la fin, seuls les souvenirs demeurent. Alors il semble plus judicieux de dépenser son argent pour vivre des expériences mémorables, plutôt que de s'offrir des gadgets vides de sens. Car, comme le soulignait le psychologue américano-israélien Daniel Kahneman, le "moi" qui se souvient apporte tout autant de satisfaction.

Visiter au début et se détendre à la fin

Dans un voyage, il y a un temps pour tout. Un temps pour découvrir et un temps pour se poser. C'est ce qu'a décrit Brian Christian, un écrivain et poète américain, dans son livre «La science informatique des décisions humaines» (The Computer Science of Human Decisions). Il y explique comment un simple algorithme peut également démêler des questions humaines. Pour lui, tout est question de probabilité. Ainsi, selon sa stratégie, l'homme devrait être plus explorateur en début de vacances et rester tranquille en fin de voyage. Car la probabilité de trouver un spot, une plage, un restaurant ou autre – qui dépasserait ce que le vacancier a déjà testé avant – diminue avec le temps. Enfin, à vouloir trop en faire, le risque est de passer à côté des vacances, alors autant se contenter de ce qui a plu.

Prévoir des folies à la fin des vacances

Et un temps pour les activités dont tout le monde se souviendra. LA folie des vacances qu'on ne regrettera pas. Toujours selon le psychologue Daniel Kahneman, chaque individu évalue ses expériences en fonction de son ressenti au moment le plus intense – au top des sensations fortes – ou à la fin de l'expérience, mais rarement en fonction de son ressenti global (qui serait une sorte de moyenne de chaque minute de l'expérience). C'est le principe de la «peak end rule». Ainsi, selon cette pensée, chaque moment vécu en dehors de cet instant de "pic" ou de la "fin" de l'expérience ne sera pas perdu mais ne sera pas utilisé non plus. D'où l'intérêt de s'organiser un bel événement pour la fin des congés.

Partager vos souvenirs avec tout le monde

C'est un classique de la mémoire : les souvenirs sont mieux conservés lorsqu'ils ont été partagés à haute voix. Aussi, il ne faut pas hésiter à raconter ses vacances et à en faire profiter un maximum (sans saouler tout le monde non plus) pour en garder la substantifique moelle. Aussi, de la même façon qu'une expérience vécue apporte plus de bonheur qu'un bien matériel (cf 05), le souvenir de celle-ci est également tout aussi important.

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