Gilbert Collard : Macron s'est pris «une fessée de rentrée scolaire» par la chef du gouvernement polonais

Le député du Gard s'est empressé de se moquer du président français, vivement recadré par la chef du gouvernement polonais.[PASCAL GUYOT / AFP]

Le torchon brûle entre la Première ministre polonaise et le président français.

Gilbert Collard, le député FN du Gard s'est empressé d'ironiser sur ces tensions et sur la réaction de Beata Szydlo à la suite de la visite du chef d'Etat ce vendredi.  

Sur son compte Twitter, l'ancien avocat a qualifié de «première fessée de rentrée scolaire» la réponse formulée par la première ministre polonaise à l'attention d'Emmanuel Macron ce vendredi. 

Beata Szydlo avait en effet répondu aux propos tenus le même jour par le président français lors d'un point presse à Varna, en Bulgarie.

La Pologne «se met en marge» et «décide d'aller à l'encontre des intérêts européens sur de nombreux sujets», avait-il affirmé, avant d'avertir : «l'Europe s'est construite pour créer de la convergence, c'est le sens même des fonds structurels que touche la Pologne».

Des paroles «arrogantes»

Des paroles que Beata Szyllo n'a pas appréciées puisqu'elle les a qualifiées d'«arrogantes», dans une nouvelle déclaration publiée sur un site conservateur polonais, ce vendredi.

«Peut-être, ses déclarations arrogantes sont-elles dues à son manque d'expérience et de pratique politique, ce que j'observe avec compréhension, mais j'attends qu'il rattrape rapidement ces lacunes et qu'il soit à l'avenir plus réservé», a-t-elle déclaré, attaquant frontalement Emmanuel Macron. 

La directives sur le travail détaché en cause

Ces tensions entre Varsovie et Paris font suite au refus de la première ministre polonaise de revenir sur la directive européenne sur le travail détaché. Lors d'une tournée dans la région, le président français a tenté de convaincre ses homologues d'Europe centrale qu'il fallait réformer cette directive. Elle produit, selon lui, un phénomène de dumping social

«Je conseille à M. le président qu'il s'occupe des affaires de son pays, il réussira alors peut être à avoir les mêmes résultats économiques et le même niveau de sécurité de ses citoyens que ceux garantis par la Pologne», a averti la dirigeante, avant de rappeler «à M. Macron que la Pologne est membre de l'Union européenne au même titre que la France».

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