Barbuda, Saint-Barthélémy, Saint-Martin... Des territoires dévastés par Irma

L'île de Saint-Martin était ravagée, jeudi 7 septembre, après le passage de l'ouragan Irma. L'île de Saint-Martin était ravagée, jeudi 7 septembre, après le passage de l'ouragan Irma.[LIONEL CHAMOISEAU / AFP ]

L'ouragan Irma, le plus violent jamais enregistré dans l'Atlantique, a presque intégralement détruit trois îles des Caraïbes. 

De ces îles, beaucoup ne connaissent que les images de plages paradisiaques et de nature luxuriante. C’est un paysage tragiquement différent qui s’offrait hier aux yeux de leurs habitants, après le passage de l’ouragan Irma. 

Barbuda, petite île de 1600 habitants, a été presque entièrement détruite, selon Gaston Browne, le Premier ministre d’Antigua-et-Barbuda, l’Etat dont elle fait partie. La moitié de sa population est désormais sans abri. 

L’île de Saint-Martin, française au Nord et néerlandaise au sud, a également subi des destructions majeures. L’architecture de bois et de tôle qui compose l’essentielle de ses habitations n’a pas résisté à la tempête. 

Près de 95% des habitations touchées

Sur la partie française de l’île, même les quatre bâtiments le plus solides, la préfecture, la caserne, la gendarmerie et l’hôpital, ont été détruits. Les services de secours eux-mêmes sont dévastés. Confirmant l’estimation du président du conseil territorial, Daniel Gibbs, le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué hier que 95% des habitations avaient été touchées, et 65% rendues inhabitables. 

Les dégâts sont également «énormes» dans la partie néerlandaise, selon le Premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte. Paris et La Haye prévoient une étroite coopération pour faire face. 

Les mêmes scènes d’apocalypses étaient en outre visibles à Saint-Barthélémy. Sur les trois îles touchées, les habitants ne sont sortis de leur confinement qu’hier, pour découvrir des rues inondées ou envahies de débris, des arbres balayés, des toitures arrachées, des bateaux échoués et des voitures immergées. Aéroports et routes sont presque totalement impraticables.

La nature et l’ampleur exactes des dégâts restent difficiles à établir, la communication avec les régions sinistrées étant encore parcellaire. La liaison téléphonique, interrompue pendant le passage et du cyclone, se remet en place lentement. Les habitants sont en outre toujours privés d’eau potable, les usines de dessalement étant hors-service. Les centres de traitement des eaux usées sont également à l’arrêt. 

Enfin, les centrales électriques ont été touchées, privant les habitants de courant. Sur ce dernier point, il faudra «des semaines et des mois» avant un retour à la normale, selon le PDG d’EDF, Jean-Bernard Levy. La moitié du territoire américain de Porto-Rico, frôlé par l’ouragan dans la nuit de mercredi à jeudi, s’est également trouvée sans électricité. 

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