Paris serait l'une des villes les plus sûres au monde pour les femmes

Une manifestation des femmes contre Donald Trump, en janvier à Washington. [ROBYN BECK / AFP]

La première étude internationale jamais réalisée portant sur la sécurité des femmes dans les dix-neuf plus grandes villes de la planète a rendu son verdict. Paris se place sur le podium des villes les plus accueillantes. 

Si l'on prend en compte les données reccueillies auprès des femmes (accès à l'éducation, aux soins, conditions économiques, récurrence des agressions sexuelles...), la ville la plus accueillante au monde pour les femmes serait Londres.

La capitale britannique ne cesse de progresser en la matière sous l'impulsion de son maire Sadiq Kahn, qui s'est félicité que les femmes soient dans des positions dirigeantes dans tous les domaines de la société, que ce soit les affaires, la politique ou l'art. 

Tokyo arrive en deuxième position, suivie de Paris. La capitale française a toutefois encore des progrès à faire. Selon un sondage publié en 2016, 87% des françaises ont déja été confrontées au harcèlement dans les transports publics, notamment à Paris. Et près d'une Française sur deux (48%) adopte une tenue vestimentaire différente lorsqu'elle emprunte les transports en commun.  

Le Caire, ville la plus dangereuse

Les militantes des droits des femmes dénonçent depuis longtemps la discrimination dont sont victimes les habitantes de la capitale égyptienne. Comme l'a souligné Shahira Amin, une journaliste égyptienne interrogée par la BBC, même quelque chose d'aussi simple que de marcher dans la rue peut s'avérer difficile : les femmes y sont quasi-systématiquement la cible de harcèlement et d'agressions verbales, voire physiques.

Les femmes du Caire ont également un accès limité à la santé et à l'éducation, et se trouvent pour nombre d'entre elles dans une situation financière difficile, ou sont dépendantes des hommes.

Après Le Caire, les villes où la vie est la plus difficile pour les femmes est Karachi (Pakistan), suivie de Kinshasa (République Démocratique du Congo) et Dehli (Inde).

La capitale indienne partage ainsi avec Sao Paulo (Brésil), le titre peu reluisant de ville présentant le plus haut risque de harcèlement sexuel, d'agression sexuelle et de viol. Ce, malgré les nouvelles mesures mises en place suite à l'émoi suscité en 2012 par le viol d'une jeune femme dans un bus.

Concernant Sao Paulo, les chiffres sont édifiants : près d'une Brésilienne sur trois âgée de plus de 16 ans a subi une forme de violence physique, verbale ou psychologique.

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