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Trump à Pékin : moisson d'accords commerciaux à plus de 250 milliards de dollars

Le président américain Donald Trump et son homologue américain Xi Jinping à Pékin, le 9 novembre 2017 [Nicolas ASFOURI / AFP/Archives] Le président américain Donald Trump et son homologue américain Xi Jinping à Pékin, le 9 novembre 2017 [Nicolas ASFOURI / AFP/Archives]

Donald Trump a dévoilé jeudi à Pékin une vertigineuse moisson d'accords commerciaux pour plus de 250 milliards de dollars: de quoi plaire au président américain qui promet un rééquilibrage des échanges bilatéraux, même si leur concrétisation pourrait s'avérer très aléatoire.

Ces accords, signés pour la première visite de M. Trump en Chine, ont été annoncés en fanfare lors d'un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping, sous les ors du Palais du Peuple. Ils concernent l'énergie, l'aéronautique, l'agroalimentaire ou l'électronique, et des géants américains comme Boeing, Caterpillar, General Electric ou Qualcomm ; le montant total (253,4 milliards de dollars) donne le tournis.

Tout sourire, M. Trump, qui avait fait de l'excédent commercial chinois l'un des boucs émissaires de sa campagne présidentielle, a assuré qu'il ne jetait pas la pierre à Pékin. "Qui peut reprocher à un pays de profiter d'un autre pays pour le bien de ses citoyens?" a-t-il lancé.

L'avalanche d'accords a été qualifiée de "véritable miracle" par le ministre chinois du Commerce, Zhong Shan. Mais pour James McGregor, président Chine du cabinet APCO Worlwide, c'est surtout "de la politique à l'ancienne: un dirigeant arrive et tire prestige d'une série d'accords déjà en cours, auxquels d'autres sont ajoutés pour arriver à un gros chiffre". Certes, le bouillant hôte de la Maison-Blanche "pourra tweeter qu'il est un formidable négociateur", a-t-il indiqué à l'AFP.

En réalité, la plupart des annonces concernent des protocoles d'accord non contraignants et des lettres d'intention, plutôt que des contrats fermes. "Il est judicieux de se demander ce qui va réellement se concrétiser", avertit Christopher Balding, professeur à l'Université de Pékin, pointant des annonces "vagues", voire des partenariats "de routine".

 

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