Trop de viande dans les cantines scolaires, selon un rapport de Greenpeace

Un milliard de repas sont servis tous les ans à plus de 6 millions d'enfants dans les cantines. Un milliard de repas sont servis tous les ans à plus de 6 millions d'enfants dans les cantines.[ROMAIN PERROCHEAU / AFP]

Les écoliers mangent au moins deux fois trop de viande à la cantine, alerte l'ONG Greenpeace dans une étude.

L'apport en protéines animales observé dans les menus de la restauration scolaire est en effet deux à quatre fois supérieur aux recommandations de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, selon ce rapport publié lundi 4 décembre. 

Un excès qui s'explique par la présence systématique de viande ou de poisson dans les plats principaux, mais aussi dans certaines entrées, auxquelles s'ajoutent souvent du fromage et un yaourt en dessert. Résultat, 80 000 tonnes de produits carnés et 120 000 tonnes de produits laitiers sont écoulés chaque année dans les cantines scolaires, qui servent au total un milliard de repas par an à plus de 6 millions d'élèves. 

Des quantités dommageables pour la santé des élèves, mais aussi pour l'environnement. Environ 14,5% des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale sont en effet dus à l'élevage. Pour protéger à la fois l'équilibre des enfants et celui de la planète, l'ONG recommande donc d'augmenter la part de produits issus de l'agriculture biologique dans toute la restauration scolaire et d'introduire deux repas végétariens par semaine dans les cantines à l'horizon 2020.

Ces idées rejoignent celles qu'étudient actuellement le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, qui souhaite pour commencer mettre en place un menu sans viande hebdomadaire. Des initiatives de ce genre ont déjà été prises par certains élus locaux, comme à Saint-Etienne (Loire), où les cantines pratiquent une journée végétarienne par semaine. 

Pour Greenpeace, la surconsommation de viande dans les cantines s'explique essentiellement par le poids des lobbies agro-alimentaires sur les instances de décision. L'ONG préconise donc de limiter et de mieux encadrer leur influence, et de se fier en priorité aux recommandations des nutritionnistes. 

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