Purge anticorruption en Arabie saoudite : la plupart des détenus ont accepté un accord financier

Photo prise le 5 novembre 2017 à Ryad du Kingdom Center, propriété du milliardaire saoudien Al-Walid Ben Talal [FAYEZ NURELDINE / AFP/Archives] Photo prise le 5 novembre 2017 à Ryad du Kingdom Center, propriété du milliardaire saoudien Al-Walid Ben Talal [FAYEZ NURELDINE / AFP/Archives]

La plupart des personnalités arrêtées en novembre dans le cadre d'une opération anticorruption en Arabie saoudite ont accepté un arrangement financier en échange de leur libération, a déclaré mardi le procureur général.

«La plupart des détenus qui font l'objet d'allégations de corruption (...) ont accepté un accord. Des arrangements nécessaires sont en train d'être finalisés en vue de la conclusion de cet accord», a-t-il indiqué dans un communiqué, ajoutant que 159 personnes étaient actuellement emprisonnées dans le cadre de cette affaire.

Plus de 200 personnes avaient été arrêtées en Arabie saoudite dans le cadre d'une purge anticorruption sans précédent menée récemment dans le royaume qui a notamment visé des princes, ministres et hommes d'affaires, a indiqué jeudi le procureur général.

«Un total de 208 personnes ont été convoquées pour interrogatoire jusqu'à présent. Sur ces 208 personnes, sept ont été relâchées sans inculpation. L'ampleur potentielle des actes de corruption qui ont été révélés est très grande», avait indiqué le ministère de l'Information.

Les sommes concernées par ces malversations atteignent 100 milliards de dollars (86,1 milliards d'euros) «sur quelques dizaines d'années», selon la même source, qui parle d'une enquête sur trois ans.

Des princes, dont le célèbre milliardaire Al-Walid ben Talal, des ministres ainsi que des hommes d'affaires ont été appréhendés samedi soir lors d'une opération coup de poing qui fait suite à la mise en place d'une nouvelle commission anticorruption présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Les autorités ont gelé les comptes bancaires des suspects et prévenu que tout actif qui serait lié à des affaires de corruption serait saisi au profit de l'État.

Les personnalités arrêtées vont être jugées devant un tribunal, a indiqué lundi le procureur général. Cette vague d'arrestations intervient au moment où le prince héritier Mohammed ben Salmane, 32 ans, tente de consolider son pouvoir et d'introduire des réformes économiques et sociales inédites dans le royaume ultraconservateur.

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