Contre la pollution, Séoul instaure la gratuité des transports en commun

Le niveau des particules fines a atteint un niveau inquiétant. [ED JONES / AFP]

Depuis plusieurs jours, les habitants de Séoul suffoquent. Pour lutter contre cette pollution aux particules fines, le gouvernement a décidé d'offrir les transports en commun aux heures de pointe.

De 6h à 9h du matin et de 18h à 21h, les voyageurs qui emprunteront les transports en commun (métro et bus) ne seront pas facturés. C’est une des mesures phares que le gouvernement avait instauré en juillet dernier lorsque la concentration de particules fines de la ville avait atteint un niveau alarmant. La Corée du Sud a également mis en place une circulation alternée pour les employés du secteur public. 

Cette semaine, le niveau de particules fines a commencé à 79 microgrammes par mètre cube mais s'est élevé à 157 microgrammes par mètre cube jeudi 26 janvier : une situation considérée comme «malsaine». 

Très vite, les Coréens ont pointé du doigt la Chine, le plus mauvais élève en matière de pollution. Sachant que la Corée du Sud se situe parmi les plus gros émetteurs de CO2, les deux pays doivent réunir leurs forces pour faire face à cette situation. La Corée du Sud a d’ailleurs demandé à la Chine de redoubler ses efforts en ces temps de crise. 

Depuis l’accord de Paris en 2016, le président Moon-Jae In a promis de fermer les anciennes centrales à charbon mais ces dernières seront remplacées par des nouvelles. Le ministère de l’Environnement s’est également engagé à limiter le nombre de voitures à moteur diesel. Pour tous ces engagements, le gouvernement a prévu d’investir 24,9 milliards de wons, soit 18 millions d’euros. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles