Réforme du bac : il n'y aura plus que «quatre épreuves» en terminale, affirme Blanquer

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, qui va dévoiler bientôt son projet de réforme du bac, s'est dit "certain" dimanche qu'il n'y aura plus que "quatre épreuves" en fin de terminale, contre 10 à 15 actuellement [FREDERICK FLORIN / AFP/Archives] Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, qui va dévoiler bientôt son projet de réforme du bac, s'est dit «certain» dimanche qu'il n'y aura plus que «quatre épreuves» en fin de terminale, contre 10 à 15 actuellement [FREDERICK FLORIN / AFP/Archives]

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, qui va dévoiler bientôt son projet de réforme du bac, s'est dit «certain» dimanche qu'il n'y aura plus que «quatre épreuves» en fin de terminale, contre 10 à 15 actuellement, et un poids accru du contrôle continu.

«Ce que sera le bac de 2021, je le dirai le 14 février en Conseil des ministres», à l'issue d'une concertation avec acteurs du monde éducatif, et des «des choses peuvent se discuter», a affirmé Jean-Michel Blanquer sur France Inter.

Mais «ce qui est certain c'est que l'ossature est de quatre épreuves terminales et le reste en contrôle continu», a-t-il ajouté, reprenant les propositions du rapport Mathiot qui lui a été remis mercredi.

«La réflexion est probablement d'avoir le choix de deux disciplines que vous souhaitez passer en contrôle terminal», et «deux autres épreuves communes à tout le monde, l'une sans doute la philosophie dans la grande tradition française qu'on n'a pas envie de fragiliser», a-t-il dit, défendant par ailleurs l'introduction parmi ces quatre épreuves d'un grand oral.

Jean-Michel Blanquer a ajouté que l'oral serait «valorisé», déplorant une compétence «largement insuffisante aujourd'hui dans notre pays» lorsqu'il s'agit de «s'exprimer dans un bon français, avec des arguments».

Revaloriser le métier d'enseignant

Face aux interrogations concernant les risques de discrimination des enfants de milieux défavorisés, le ministre de l'Éducation a assuré qu'«on ne va pas accentuer les inégalités sociales mais au contraire les compenser parce qu'on va préparer tous les élèves». Même s'il «il y a une part de vérité» dans ces critiques, «il faut éviter les clichés teintés de mépris social», a-t-il mis en garde.

Interrogé sur le statut de l'enseignant, M. Blanquer a affirmé que, «sur le quinquennat, nous avons le but de revaloriser» le métier, ce qui «passe par la question salariale mais pas seulement». «On travaille à une prime importante pour les professeurs qui vont dans l'éducation prioritaire» avec un «point de repère de 3.000 euros annuels», a-t-il ajouté.

Par ailleurs sur le portable au collège M. Blanquer a assuré que «bien sûr», «à la rentrée ce sera interdit», ce qui veut dire «qu'on n'utilisera pas son portable en classe ni dans la cour ni dans l'établissement en général».

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