L’Arctique envahi par les déchets plastiques

La pollution de l‘océan Arctique.[AFP]

Des scientifiques s’inquiètent de l’état de l’Océan Arctique qui se remplit de déchets plastiques de manière dangereuse pour la faune et la flore, a rapporté BBC.

D’énormes concentrations de fragments de plastique se forment sur l’Océan Arctique. Elles perturbent l’écosystème océanique mais aussi terrestre. Les effets se sont fait ressentir chez les mammifères, les poissons, les oiseaux de mer, les invertébrés et les planctons.

Dans un litre de glace fondue, les scientifiques norvégiens ont retrouvé plus de 230 particules polluantes. En temps normal, ces dernières flottent sur l’eau avant de s’accrocher à la glace et se figer. Mais à cause de la montée de la température mondiale, la glace fond et libère encore plus de particules polluantes.

Beaucoup de déchets issus la pêche

Dans un rapport de l’Institut polaire norvégien, les chercheurs ont expliqué qu’une grande partie de la pollution plastique océanique provenait d’équipements de pêche abandonnés.

Interrogé par un journaliste de la BBC, le directeur d’un des plus grands bateaux de pêche de Tromsø dans le nord de la Norvège, Jan Roger Lerbukt, a assuré : «Au cours des vingt dernières années, j’ai constaté que tout le monde avait pris conscience de la nécessité de protéger notre environnement».

Malgré l’effort de certains, la conscience écologique n’a pas touché tous les pêcheurs puisqu’encore beaucoup de filets de pêche emmêlés sont coupés et finissent sur les côtes.

Les pêcheurs sont pourtant les premiers touchés par la pollution plastique. « Nous avons la réputation d’un produit pur et nous ne voulons pas que qu’il soit endommagé » a-t-il dit. Cela implique un risque important de baisse de la qualité de leurs produits et du prix de leurs ventes.

Un effort international espéré

Consultant en environnement au Conseil de Tromsø, Bo Eide, qui ramasse régulièrement les déchets sur la plage, a retrouvé des objets venant du Canada, d’Espagne, des États-Unis ou encore du Portugal. Drainés par les courants d'eau, les morceaux de plastiques sont emportés jusqu'à des milliers de kilomètres par rapport à leurs pays d'origine.

«Vous pouvez penser en jetant quelque chose dans l’océan en Floride 'je l'ai jeté, et puis il pourrait finir ici sur nos rives'», a-t-il déclaré.

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