Attentat de Stockholm : l'accusé plaide coupable à l'ouverture de son procès

Des Suédois se recueillent devant le centre commercial où s'est écrasé le camion, en avril 2017. Des Suédois se recueillent devant le centre commercial où s'est écrasé le camion, en avril 2017.[Jonathan NACKSTRAND / AFP]

La justice suédoise juge à partir de ce mardi 13 février un Ouzbek accusé de l’attentat au camion bélier qui a coûté la vie à cinq personnes, le 7 avril avril 2017, à Stockholm. Ce dernier a plaidé coupable à l'ouverture de son procès.

Rakhmat Akilov «a volé le camion et l'a conduit» en le lançant sur les passants d'une grande rue piétonne commerçante de la capitale suédoise le 7 avril 2017, a déclaré son avocat, Johan Eriksson. «Il a tué cinq personnes et en a blessé physiquement dix autres» dans le but «de contraindre la Suède à suspendre sa participation à la coalition contre  [Daesh]», a-t-il ajouté, précisant que l'accusé acceptait d'être condamné à la prison à vie puis expulsé, comme le demandera le ministère public.

Rakhmat Akilov, un travailleur clandestin d'une quarantaine d'années qui s’était vu refuser l’asile en 2016, avait prêté allégeance à Daesh avant de passer à l’acte. Mais son attaque n’a jamais été revendiquée par le groupe jihadiste. 

L’enquête a néanmoins révélé des conversations remontant à au moins janvier 2017, sur des messageries instantanées, dans lesquelles il indiquait ses intentions à des interlocuteurs non identifiés.

Rakhmat Akilov a foncé dans la foule à bord d’un camion volé dans une rue commerçante de la capitale suédoise, finissant sa course dans la vitrine d’un grand magasin. L'attaque a fait cinq morts et dix blessés. Arrêté quelques heures plus tard aux abords de Stockholm, l'assaillant a reconnu les faits.

Selon l'acte d'accusation, il voulait contraindre la Suède à renoncer à ses activités de formation au sein de la coalition antijihadiste en Irak et en Syrie. Il aurait d'ailleurs tenté de se rendre dans ce pays en 2015, selon les services secrets ouzbeks. 

Son procès intervient dans un contexte de pré-campagne en vue des élections de septembre, avec la sécurité et l'intégration comme principaux thèmes de débats, devant l'éducation et la santé. L'attentat de Stockholm avait été le premier à tuer des civils dans ce pays. En 2010, un attaque-suicide avait fait des blessés légers. 

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