Le nouveau patron de la Fed : un style prudent mais plus direct que ses prédécesseurs

Jerome Powell siège à la Fed depuis 2012 où Barack Obama a nommé ce républicain modéré en tant que gouverneur.[AFP]

Le nouveau président de la Banque centrale américaine, Jerome Powell, a affiché un style prudent mais plus direct et pragmatique que ses prédécesseurs mardi lors de sa première intervention au Congrès, ce qui a un peu surpris les marchés.

Répondant parfois seulement par oui ou par non, M. Powell, qui n'est pas un économiste de formation, a souvent répliqué par de courts et simples arguments dans une élocution rapide, tranchant avec le ton posé et plein de circonvolutions savantes de ses prédécesseurs, Janet Yellen ou Ben Bernanke, sans même parler d'Alan Greenspan.

«On dirait que la Fed de M. Powell sera plus rapide à réagir avec plus de franc-parler», a commenté, interrogée par Bloomberg News, Julia Coronado, de Macropolicy Perspectives LLC. Jerome Powell, 65 ans, est un ancien avocat et banquier d'affaires, qui connaît bien les marchés financiers. Il a aussi occupé un poste de haut responsable du Trésor sous la présidence de George Bush père où il était en charge des finances intérieures.

Le nouveau président de la Banque centrale américaine, Jerome Powell, lors de sa première intervention au Congrès, à Washington, le 27 février 2018 [SAUL LOEB / AFP]
Le nouveau président de la Banque centrale américaine, Jerome Powell, lors de sa première intervention au Congrès, à Washington, le 27 février 2018

Il siège à la Fed depuis 2012 où Barack Obama a nommé ce républicain modéré en tant que gouverneur. Il y a soutenu la politique monétaire de Janet Yellen. «D'une façon générale, M. Powell a montré un style franc agrémenté de réponses succintes. Il est apparu compétent dans ses réponses à un large éventail de questions», a noté Kathy Bostjancic d'Oxford Economics. Pour Tim Duy, professeur d'économie à l'Université d'Oregon, le nouveau dirigeant de la Fed a aussi su «répondre ou éviter de répondre calmement et avec sûreté de soi».

«Il semble qu'il soit davantage prêt à détailler ses propres vues sur la politique monétaire, plutôt que seulement celles du Comité monétaire (FOMC)», a-t-il indiqué à l'AFP. «Cela veut peut-être indiquer une plus grande volonté d'être perçu comme celui qui façonne l'agenda du FOMC», a-t-il ajouté.

 

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