Tout savoir sur Hope Hicks, la directrice de la communication de la Maison Blanche qui vient de démissionner

Hope Hicks est née en 1989 dans le Connecticut au sein d'une famille aisée, et républicaine.[Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

A seulement 28 ans, Hope Hicks, avait été désignée, en septembre 2017, directrice de la communication de la Maison Blanche, en remplacement d'Anthony Scaramucci. Elle a démissionné de son poste le mercredi 28 février.

Elle n'a pas indiqué les raisons de son départ intervenu cinq mois après sa prise de fonctions. «Je n'ai pas de mots pour exprimer ma gratitudeau président Trump», à peine a-t-elle voulu dire. Coïncidence ou non, sa démission survient au lendemain de son audition à huis clos au Congrès dans le cadre de l'affaire russe qui empoisonne la présidence de Donald Trump.

«Hope est execeptionnelle et a fait un excellent travail. Elle est intelligente, fine, vraiment quelqu'un de bien», a commenté le président américain. «Hope Hicks est aimée et admirée par tous ceux qui la connaissent», a twitté Ivanka Trump, la fille de Donald Trump.

Ancienne mannequin professionnelle, Hope Hicks a notamment posé pour Ralph Lauren ainsi que pour la couverture de «The It Girl», un roman tiré de la série à succès «Gossip Girl».

Familière du clan Trump

A la fin de l'adolescence, elle finit par mettre de côté le mannequinat pour se consacrer à ses études d'anglais à l'Université de Dallas. En 2012, alors qu'elle n'a que 23 ans, elle croise la route d'Ivanka Trump, la fille du candidat républicain. Les deux jeunes femmes se lient d'amitié et Hope Hicks met un premier pied dans la galaxie Trump en se voyant confier la communication de la ligne de vêtements de l'héritière. 

Hope Hicks, dont le père et le grand-père s'occupaient également des relations publiques de grandes institutions, fait ainsi la connaissance du magnat de l'immobilier qui la prend immédiatement sous son aile. Au début de l'année 2015, Donald Trump la convoque dans son bureau pour lui offrir le poste de directrice de communication. La jeune femme s'attendait à gérer les relations publiques des sociétés Trump, mais c'est à la tête de la communication de sa campagne présidentielle que le milliardaire l'embauchait.

 

Une stratégie controversée

Contrairement à la plupart des communicants du monde politique, Hope Hicks fuit la scène médiatique. Elle n'est pas active sur Twitter et ne s'exprime que très rarement en public. Quand elle le fait, c'est systématiquement pour rattraper les bourdes de son candidat. À tel point que certains se sont empressés de moquer son comportement, qui correpondrait à «ce que Trump attend des femmes : garder nos bouches fermées, sourire, et ne pas trop réfléchir à ce qu'il dit».

La jeune femme est également réputée pour son manque de sympathie envers les médias. Vus comme des parasites par Donald Trump, les journalistesétaient régulièrement exclus de ses meetings. Et c'est la jeune Hope qui se chargeait régulièrement de les repousser. Si bien qu'un compte Twitter parodique a été créé, postant un tweet «la porte-parole de Trump, Hope Hicks, n'a pas souhaité commenter» à chaque refus encaissé par les médias.

Trump for ever

Le site de GQ, qui avait contacté la jeune communicante pour dresser son portrait, a révélé qu'Hope Hicks aurait arrangé un rendez-vous avec Donald Trump à la journaliste, afin qu'il parle d'elle. La jeune femme, encartée au parti républicain depuis 2008, ne manquait pas de rendre la pareille à son candidat. Selon GQ, Hope Hicks avaitt même rompu avec son petit ami et aurait emménagé au sein de la Trump Tower pour se consacrer à son crédo «ne jamais décevoir Trump».

Le candidat à la Maison Blanche avait confirmé son attachement à sa directrice de la communication en affirmant dans le New York Times que s'il était élu, elle serait à ses côtés à la Maison Blanche, et ce «peu importe ce qu'elle fait».

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