Vent de révolte féministe au Vatican : des soeurs dénoncent leur exploitation

Plusieurs soeurs - sous couvert d'anonymat - dénoncent leur exploitation par leur hiérarchie et en l'occurrence, les hommes d'Eglise.[Auteur / Source / Crédit ROBERT MICHAEL / AFP]

La libération de la parole des femmes s'est également invitée au Vatican. Dans un article publié jeudi dans le journal officiel de la cité L'Osservatore Romano, des soeurs témoignent de leur souffrance au travail.

«Le travail (presque) gratuit des soeurs». Le titre est fort, et le sujet pour le moins inhabituel. Plusieurs soeurs - sous couvert d'anonymat - dénoncent leur exploitation par leur hiérarchie et en l'occurrence, par les hommes d'Eglise. Et dont elles attendent un peu de reconnaissance.

«Les religieuses sont perçues comme des volontaires dont on peut disposer, ce qui donne lieu à de véritables abus de pouvoir», témoigne soeur Cécile. «Certaines soeurs (...) se lèvent à l'aube pour préparer le petit déjeuner et vont dormir une fois que le dîner a été servi, la maison mise en ordre; le linge lavé et repassé», raconte quant à elle soeur Marie.

«Cela se cache l'idée qu'une femme vaut moins qu'un homme»

Une autre religieuse, soeur Paule, déplore l'état de servitude de ses consoeurs. «Je connais des religieuses qui sont docteurs en théologie et qui ont été envoyées du jour au lendemain faire la cuisine ou la lessive» et «derrière tout cela se cache l'idée qu'une femme vaut moins qu'un homme et en particulier dans l'Eglise catholique qu'un prêtre est tout et une nonne rien», confie-t-elle au quotidien.

Pourtant, le pape François avait déjà conseillé aux gens d'Eglise en 2016 : « quand on vous demande une chose qui relève davantage de la servitude que du service, ayez le courage de dire non!». Un message qui semble avoir été entendu dans la communauté féminine.

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