François Hollande appelle à agir pour la Syrie

«Si la Russie est menaçante, elle doit être menacée», a affirmé l'ancien chef d'Etat dans les colonnes du Monde[AFP / ARCHIVES]

Dans les colonnes du Monde, François Hollande lance ce lundi un appel à agir à la communauté internationale, et à Emmanuel Macron, sur la situation syrienne. 

Dans cet entretien, l'ancien chef d'Etat s'est exprimé sur la multiplication des bombardements dans la région rebelle de la Ghouta orientale, à l'est de Damas, par le régime syrien ainsi que sur l'offensive de l'armée turque contre les Kurdes d'Afrin.  

Balayant l'efficacité de la «ligne rouge» - position adoptée par Barack Obama en 2013 -, il estime qu'il faut faire en sorte «que les avions du régime syrien bombardant la Ghouta, y compris les hôpitaux et même les cimetières, et que les appareils turcs agissant sur Afrin ne puissent plus survoler ces zones».

«Les lignes rouges ne peuvent concerner les seules armes chimiques», juge-t-il ainsi. 

«La Russie doit être menacée»

«Si la Russie est menaçante, elle doit être menacée», affirme-t-il aussi, avant d'appeler la France, l'Europe et l'Otan à «se mettre en mouvement».

En effet, l'ancien président de la République estime que la communauté internationale doit durcir sa position face à la Russie, allié du régime de Bachar Al-Assad

«Nous pouvons faire pression, le faire sur les sanctions, les règles commerciales, la question du pétrole et du gaz. Il faut que l'Occident se rende compte de ce qu'est le danger. On doit parler à Vladimir Poutine, on peut évoquer les relations historiques entre la France et la Russie. Mais ce n'est pas une raison pour la laisser avancer ses pions sans réagir.»

Par ailleurs, François Hollande appelle au soutien des Kurdes, allié de la France pour combattre Daesh, aujourd'hui attaqués par la Turquie.

«Mais quel est cet allié (la Turquie, ndlr) à qui certains vendent des armes et qui utilise ses avions pour frapper des populations civiles ? Quel est cet allié turc qui frappe nos propres alliés avec le soutien au sol de groupes djihadistes ?», interroge-t-il ainsi. 

Plaidoyer en faveur des Kurdes

«Les Kurdes de Syrie n’ont pas attaqué la Turquie», rappelle-t-il. Il précise par la suite qu'Ankara a lancé son offensive alors même que le combat des Kurdes contre Daesh (repliés entre la Syrie et l'Irak) n'était pas terminé. 

En fin d'entretien, le socialiste revient sur les positions qu'il a tenues sur le plan international lors de son quinquennat et appelle à demi-mot le président Emmanuel Macron à agir en conséquence :  

«Si j’ai soutenu les Kurdes dans le cadre de la coalition, ce n’est pas pour les laisser dans la situation où ils sont. Si j’ai été aussi dur sur le régime de Bachar Al-Assad, et je l’ai été avec constance, ce n’est pas pour le laisser liquider son opposition et massacrer son peuple. Si j’ai mené avec les Russes des discussions, c’est pour marquer des points d’arrêt»

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