Une enzyme dévoreuse de plastique découverte

Huit tonnes de déchets plastiques sont renversés dans les océans. [JOSEPH EID / AFP]

Des scientifiques américains et britanniques ont découvert par hasard une enzyme qui dévore le plastique. Suscitant l'espoir de mettre un terme à la pollution plastique dans le monde.

À l'origine, les équipes de l'université britannique de Portsmouth et le Laboratoire national des énergies renouvelables du Département américain de l'Energie (NREL) devaient étudier le fonctionnement et la structure de l'enzyme PETase découverte au Japon en 2016. Les chercheurs avaient remarqué que la protéine pouvait se nourrir de polytéréphtalate d'éthylène, une particule plastique que l'on retrouve dans les bouteilles d'eau, entre autres. 

En ajoutant des acides aminés, les scientifiques ont, accidentellement, accélèré de manière concidérable le processus de décomposition du plastique.

Une avancée majeure pour le recyclage des déchets plastiques

«La sérendipité joue souvent un rôle important dans la recherche scientifique fondamentale et notre découverte n'y fait pas exception.», s'est réjoui John McGeehan, professeur au département des sciences biologiques à Portsmouth et membre de l'équipe de recherche, sur CNN. 

Il espère améliorer la protéine dans le but de créer un processus de décomposition à l'échelle industrielle. «Il existe un fort potentiel d'utilisation de l'enzyme pour contribuer à résoudre le problème des déchets croissants en détruisant les plastiques les plus couramment utilisés.», a-t-il souligné.

L'enzyme, à la rescousse des océans.

Selon l'étude, l'enzyme est biodégradable et ne constituerait aucun danger pour les êtres vivants. Elle pourrait ainsi contribuer à la préservation de l'écosystème maritime qui souffre de la pollution dans les océans.

En effet, huit tonnes de plastiques finissent dans les eaux maritimes tous les ans, selon l'ONU. En février dernier, une étude norvégienne avait révélé que 230 particules plastiques étaient présentes dans un litre d'eau en Antarctique.

Des quantités qui ont des conséquences désastreuses sur notre santé et celles des animaux marins. Ainsi la production en masse de cette enzyme pourrait fortement aider à améliorer la qualité des eaux océaniques.

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