Des parents parviennent à expulser leur «Tanguy» de 30 ans

«Je ne vois pas pourquoi ils ne peuvent pas attendre un peu avant que je quitte la maison», a affirmé au juge Michael Rotondo. [Capture Youtube Syracuse]

Un juge américain a donné raison à des parents qui réclamaient l’expulsion de leur fils de leur domicile, ont rapporté mercredi plusieurs médias comme le New York Times.

Mark et Christina Rotondo, désespérés, avaient fait appel à la justice après avoir demandé pendant plusieurs mois sans succès à leur fils, Michael, de quitter leur maison de Camillus, près de Syracuse (Etat de New York). Ces parents, à bout de nerfs, estimaient qu’à l’âge de 30 ans, ce dernier pouvait se débrouiller seul, selon la radio NPR.

Ambiance tendue

Mardi, l'ambiance était tendue lors d’une audience à la cour suprême de l’Etat de New York. Michael a reconnu que ses parents souhaitaient qu'il quitte le domicile familial, mais a demandé à bénéficier d’un nouveau délai de six mois, se basant sur un précédent jugement concernant l’entraide familiale.

«Je ne vois pas pourquoi ils ne peuvent pas attendre un peu avant que je quitte la maison», a-t-il affirmé au juge, alors qu’il assurait lui-même sa défense. Durant toute l’audience, le fils rejeté a surnommé ses parents «les pétitionnaires».

Malheureusement pour Michael, le juge l’a débouté, jugeant sa demande «scandaleuse», et a rappelé que ses parents, propriétaires de la maison, avaient le droit de choisir qui y habitait. Il ne lui a toutefois pas donné de délai pour quitter le domicile.

Le trentenaire compte faire appel

Michael Rotondo a expliqué qu’il était revenu vivre au domicile familial il y a huit ans, après avoir perdu son travail. Les relations se sont peu à peu détériorées et il ne parlait plus à ses parents, qui ne s'occupaient ni de son linge ni de ses lessives.

Pour qu'il parte, ses parents sont allés jusqu'à lui proposer 1100 dollars pour l’aider à déménager. L'homme a accepté la somme mais l’a dépensée en «frais divers», a-t-il expliqué au juge. Il a assuré avoir des revenus d’une «affaire» et estimé que la procédure n’était que «représailles» parce que ses parents ne pouvaient plus voir leur petit-fils dont il a perdu la garde en septembre 2017.

Face aux journalistes, Michael Rotondo a indiqué qu’il pensait avoir 30 jours pour faire ses bagages, un délai qui lui donnait tout le temps de faire appel. 

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