Des dizaines d’islamistes et extrémistes de droite dans l'armée allemande

Les candidats sont désormais soumis à un contrôle de sécurité[SEBASTIEN BOZON / AFP]

L'armée allemande, la Bundeswehr, aurait identifié quatre-vingt-neuf extrémistes d'extrême droite et vingt-quatre islamistes dans ses rangs, selon un rapport de celle-ci, diffusé par la presse locale ce samedi.

«Entre 2010 et 2018, quatre-vingt-neuf membres de la Bundeswehr ont été qualifiés d'extrémistes de droite», indique le rapport. Soixante-sept d'entre eux correspondent à la période où le service militaire était encore obligatoire, soit avant le 1er juillet 2011.

Parmi les cas confirmés, quatre-vingt-six membres de la Bundeswehr ont été libérés, et trois soldats devront s'expliquer devant la justice.

«La Bundeswehr ne veut pas de nazis dans ses rangs»

«La Bundeswehr ne veut pas de nazis dans ses rangs. Il serait souhaitable qu'ils soient identifiés dès le début», a déclaré Hans-Peter Bartels, commissaire parlementaire aux forces armées, au groupe Funke Media.

De manière générale, depuis que le service militaire n'est plus obligatoire, le nombre de cas suspects et d'extrémistes de droite «a sensiblement diminué», à en croire le vice-président du Military Shielding Service (MAD), Michael Kulla. Selon le ministère de la Défense, il aurait été divisé par deux, passant de six-cents par an à trois-cents en moyenne.

Selon le rapport, quinze membres des forces armées allemandes ont été classés comme extrémistes de gauche entre 2008 et 2018. Mais depuis 2011, il n'y aurait eu qu'un seul cas.

Mise en place d'un contrôle de sécurité

Depuis le 1er juillet 2017, le MAD aurait soumis à un contrôle de sécurité l'ensemble des candidats avant leur embauche. En conséquence, plusieurs personnes se sont vues refuser l'entrée à la Bundeswehr, et donc à l'accès à la formation aux armes de guerre, selon le ministère de la Défense. Le MAD évoque une «mesure de précaution».

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