Un éditeur britannique propose 28.000 euros de salaire annuel aux écrivains

De Montfort Literature accompagnera ses écrivains pendant cinq ou dix ans.[FRANCOIS GUILLOT / AFP]

La startup britannique De Montfort Literature va proposer un salaire brut mensuel de 2.300 euros à cinq à dix apprentis écrivains, avant de s'étendre à une centaine d'autres dans les années à venir.

La maison d'édition, basée en Angleterre, a été fondée par Jonathan De Montfort, un ancien gestionnaire de fonds spécultatifs chez Goldman Sachs, rapporte The Guardian. Il entend se baser sur son expérience dans la finance pour développer son entreprise, qui publiera de la science-fiction, du thriller, du polar ou encore de la romance et de la littérature Young Adult.

 «Le modèle traditionnel de l'édition est jonché d'obstacles pour les écrivains de fiction, a-t-il déclaré au journal britannique. S'attacher les services d'un agent littéraire relève de la loterie et l'auto-publication coûte de l'argent et du temps.» De Montfort Literature veut que les apprentis écrivains puissent se consacrer pleinement à leurs oeuvres.

Un algorithme pour choisir les écrivains

«Garder un job à temps plein n'est pas une condition optimale pour écrire de la fiction», selon Jonathan De Monfort. «Je me suis dit, que si nous offrons un salaire qui permet à l'écriture de devenir un travail à temps plein, alors nous libérerons beaucoup d'auteurs talentueux.»

Pour trouver la perle rare la startup va faire passer aux candidats des tests psychométriques, suivant un algorithme qui déterminera si les personnes sont adaptées pour le job. De Montfort Literature accompagnera ses écrivains pendant cinq ou dix ans.

Si l'idée peut être séduisante pour de jeunes auteurs, Nicola Soloman, directrice de la Society of Authors, bien qu'elle salue le projet, appelle les écrivains à réfléchir avant de s'engager. En cause, les conditions contractuelles qui pourraient empêcher les auteurs de signer dans une autre maison d'édition durant deux ans après avoir quitté De Montfort Literature.

La maison d'édition revendique également des droits sur les idées et non pas uniquement sur les oeuvres. Une fois publiés, les auteurs toucheront la moitié des droits perçus sur les ventes.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles