Vladimir Poutine vante une Russie qui «avance dans la bonne direction»

Le président russe Vladimir Poutine lors de son intervention télévisée, "Ligne directe", le 7 juin 2018  [Mikhail KLIMENTYEV / SPUTNIK/AFP] Le président russe Vladimir Poutine lors de son intervention télévisée, "Ligne directe", le 7 juin 2018 [Mikhail KLIMENTYEV / SPUTNIK/AFP]

Se voulant rassurant envers les Russes, conciliant mais ferme envers les Occidentaux, Vladimir Poutine a longuement répondu jeudi aux préoccupation de ses concitoyens à la télévision, vantant une Russie qui «avance dans la bonne direction» au moment où elle accueille le Mondial 2018 de football.

A tout juste une semaine du début de cet événement sportif à l'audience planétaire organisé dans un climat de vives tensions Est-Ouest, le président russe a orchestré sa «Ligne directe» annuelle, une émission en direct au cours de laquelle il jongle pendant des heures avec les tracas quotidiens de la population, les remontrances à l'égard des responsables dans les régions et les confidences sur sa vie privée.

Si l'émission lui a donné l'occasion d'évoquer les conseils de son père («Ne pas mentir») ou son rapport à la foi (avec laquelle naît chaque personne selon lui), il est longuement revenu sur les promesses de son nouveau mandat - le quatrième - courant jusqu'en 2024 : augmenter l'espérance de vie et redresser la démographie déclinante de la Russie, diviser par deux la pauvreté et faire entrer son pays dans les cinq premières économies mondiales.

«Dans l'ensemble, nous avançons totalement dans la bonne direction. Nous nous sommes placés sur les rails d'une croissance durable de l'économie», a estimé Vladimir Poutine, soulignant le développement de l'industrie et de l'agriculture et le niveau historiquement bas de l'inflation. «Il y a, bien entendu, un certain nombre de problèmes à régler».

Au-delà de l'économie, le chef de l'Etat a évoqué les tensions avec les Occidentaux, qui sont au plus haut, les relations restant plombées par les désaccords persistants sur la Syrie et l'Ukraine, les accusations d'ingérence et l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal en Angleterre.

Il a dit espérer que la «retenue» prévaudrait contre «toute action extrême et dangereuse pour la civilisation contemporaine», vantant la «parité stratégique» qui permet selon lui d'assurer la paix dans le monde depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

«Il est temps de s'asseoir à la table des négociations et de ne pas seulement réfléchir, mais de développer des schémas adéquats et modernes en faveur de la sécurité internationale et européenne», a plaidé M. Poutine, critiquant la position américaine. Les accusations des Occidentaux à l'encontre de Moscou sont «un moyen de contenir la Russie, tout comme les sanctions», a-t-il jugé : «Ils ont recours à cela car ils voient la Russie comme une menace, ils voient qu'elle devient un concurrent».

 

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