A la Maison Blanche, une brigade pour recoller les papiers déchirés par Donald Trump

Donald Trump a la fâcheuse manie de déchirer ses documents, donnant beaucoup de travail aux archivistes de la Maison blanche. [Brendan Smialowski / AFP]

Une manie qui coûte cher. D'après le média américain Politico, une brigade de salariés de la Maison Blanche est dédiée au recollage des documents déchirés par le président Donald Trump.

«C'est la chose la plus folle que j'ai jamais vue. Il déchirait les papiers en tous petits bouts», a ainsi raconté Solomon Lartey, un ancien employé de la Maison Blanche chargé de l'archivage des documents pendant les cinq premiers mois de la présidence Trump.

Depuis 1981, une loi - le «Presidential Records Act»- ordonne que tout document consulté par le président américain -lettres, courriels, briefings- soit conservé et envoyé aux Archives nationales.

D'après Politico, Donald Trump n'agirait pas ainsi pour faire disparaître des documents. Il s'agirait plutôt d'une vieille habitude chez l'homme d'affaires, un «système d'archivage» à sa manière.

Mais la manie de Donald Trump de déchirer les documents qu'il vient de lire, «parfois juste en deux mais d'autres en morceaux si petits qu'ils ressemblaient à des confettis», a largement compliqué la tâche des archivistes dès son arrivée à la Maison Blanche, en janvier 2017.

Une première en 20 ans

Selon Solomon Lartey, licencié en mars, des employés de la Maison Blanche devaient récupérer les bouts de documents dans le Bureau ovale ainsi qu'à la résidence privée du président, à l'étage, pour les livrer aux archivistes, «comme un puzzle» à reconstituer.

Tout le bureau chargé des registres devait alors scotcher les documents, a-t-il expliqué à Politico.

Reginald Young, un autre ancien employé du département des archives à la Maison Blanche, corrobore cela arguant n'avoir jamais assisté à une telle pratique en vingt ans de service.

«J'ai regardé mon directeur et lui ai dit 'vous êtes sérieux ?' On gagne plus de 60 000 dollars (environ 50 800 euros NDRL) par an, on devrait faire des choses beaucoup plus importantes que ça», a-t-il ainsi raconté à Politico.

Et de conclure : «J'avais l'impression de faire le travail le plus ingrat qu'on aurait pu me demander à moins de devoir vider les poubelles».

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